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03/09/2015

Un chaos évité (pour l'instant)

Le pire avait été annoncé aujourd'hui, en termes de circulation et de déplacement dans Paris et sa région. En effet, un millier de tracteurs d'agriculteurs et d'éleveurs en colère, venus de tout le pays, ont convergé vers la capitale, dans le but de bloquer complètement son accès. Et bien non, finalement: comme déjà lors de manifestations de ce type organisées ces dernières années (relire par exemple ici ou ), ce n'est pas le chaos annoncé. Pas au moment d'écrire ces lignes, en tout cas.

Car les Parisiens et banlieusards motorisés ont très largement appliqué les consignes de la préfecture de police. Elle avait instamment recommandé que, dans la mesure du possible, ils laissent leur véhicule au garage, ce jeudi. Résultat, on a dénombré ce matin infiniment moins de bouchons qu'à l'habitude, dans la capitale et à ses alentours. Une cinquantaine de kilomètres de retenues seulement, environ (voir ). C'est quatre voire cinq fois fois moins qu'en temps normal.

Mais c'est peu dire que les autorités demeurent sur les dents. Car le restant de la journée ne va pas forcément se dérouler sans mal.

Localement, et à l'échelle de notre onzième arrondissement parisien, l'accumulation de tous ces tracteurs place de la Nation – qui était leur lieu final de destination – risque de ne pas être facile à gérer. Principalement, Manuel Valls reçoit ce midi les manifestants. Son gouvernement va faire un geste en leur faveur, mais évidemment pas leur lâcher les trois milliards d'euros qu'ils réclament. Or, certains parmi ces agriculteurs ont déjà prévenu que, s'ils n'obtenaient pas gain de cause, ils ne retourneraient pas ce soir dans leurs campagnes. Mais resteraient à Paris, le temps qu'il faudrait.

C'est là que la situation pourrait finir par s'échauffer.

02/09/2015

Une péripétie judiciaire, fût-ce pas banale

Justice, Sécurité, Politique, Front national, Elections municipales Pas mal d'agitation médiatique autour d'un procès – il est vrai pas banal – qui se tient ce mercredi, en banlieue de Paris. Devant le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), comparaissent une demi-douzaine de personnes devant répondre d'association de malfaiteurs et de dégradation de biens. Parmi eux, un ex-responsable local du Front national. Avec ses amis, il menait des virées nocturnes dans sa ville, lors desquelles notamment il mettait le feu à des voitures. Pour ensuite mieux dénoncer l'insécurité ambiante.

Une activité criminelle (présumée) menée à des fins politiques: le FN est évidemment un peu gêné par l'affaire, même s'il a exclu l'intéressé de ses rangs et a lui-même informé la police de ses méfaits. A contrario, les adversaires du Front se réjouissent de l'embarras dans lequel le plonge ce dossier. Qui, effectivement, illustre que la "dédiabolisation" alléguée par ce parti connaît, pour le moins, quelques failles locales.

Il ne faudrait toutefois pas déduire de ce rocambolesque fait divers que les responsables locaux du FN sont tous des zozos s'empêtrant dans des agissements qui, comme cela semble le cas ici, relèvent plus de la pathologie que de la politique. Ce serait trop simple. Pour s'en convaincre, il suffit de se reporter au sondage qui, un an après les élections municipales de mars 2014, analysa le sentiment des habitants de la dizaine de villes qui sont désormais régies par le Front.

Il montra que sept habitants sur dix de ces localités étaient satisfaits de leur maire, «score supérieur à la moyenne constatée auprès de l’ensemble des habitants des communes de 10.000 à 100.000 habitants (66%)». Cette enquête confirma aussi la banalisation du FN, aux yeux d'une part grandissante de l'opinion: un «sentiment d’indifférence éprouvé par une majorité relative des personnes interrogées (42%) à l’égard du fait de vivre dans une commune dirigée par un maire frontiste» – indifférence que l'on retrouve y compris chez les sondés de gauche (37%).

Dès lors, la "lepénisation des esprits" semble bel et bien réelle. Et, au-delà de l'émoi médiatique du moment, elle ne devrait pas fondamentalement être affectée par cette péripétie judiciaire ponctuelle que le FN doit gérer – même si, évidemment, il s'en serait volontiers passé.

01/09/2015

Une royale commémoration

Une fois n'est pas coutume, dans ce blog, une petite plongée dans le passé. En ce jour de rentrée scolaire et sur un thème qui figurera sans doute dans les cours d'histoire géo qui seront dispensés aux élèves, cette année. Un anniversaire, en l'occurrence. Le tricentenaire de la mort de Louis XIV. Puisque c'est le 1er septembre 1715 que le monarque succomba.

Des évocations sont prévues dans les médias, tout au long de cette journée et de la soirée. En région parisienne, forcément, l'on ne manquera pas de commémorer l'événement: à Versailles bien sûr (voir ici), mais aussi dans nombre de villes (). Pour l'occasion, le fameux château du Roi Soleil a mis en place un dispositif numérique (ici) qui a retracé les derniers jours du souverain. Depuis la mi-août, le compte Twitter de l’institution diffuse des messages relatifs notamment à sa santé et aux coulisses de la vie quotidienne dans son palais – façon, en somme, de revivre comme en temps réel cette si historique disparition.

La commémoration dépasse même les frontières de la région parisienne, s'étendant à des lieux et à des types d'initiatives a priori assez improbables. Ainsi, ce mardi, la ville des Sables-d’Olonne (Vendée) va-t-elle... faire sonner le tocsin. Faire sonner les cloches de l'ensemble de ses églises, tout au moins. Entendu ce matin sur une radio, le maire de cette localité, très impatient de ce moment, le justifiait par l'importance à la fois politique, économique et artistique qu'eut, pour la France, ce si mémorable souverain.

Moins drôle: ne manquera sans doute pas de se faire entendre, dans ou en marge de ce cycle de commémorations, la parole des "déclinologues". Ces souvent si sinistres oiseaux de mauvais augure, qui passent leur temps à annoncer toujours le pire pour le pays et à regretter son passé révolu. Le ton aigri de leurs considérations, en tout cas, tranchera avec le caractère globalement plutôt joyeux que prend, dans ce pays passionné par l'Histoire, ce moment national de commémoration royale.

11:37 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : histoire, culture

31/08/2015

«Un nouveau pas», un peu lent

Paris, Education, Informatique, Communication, JeunesseRentrée demain en France, pour quelque 12 millions d'élèves. Dont près de 200.000 scolarisés dans les établissements de la Ville de Paris. Ces derniers bénéficieront notamment d'«un plan précurseur du numérique à l'école», dont la mairie est très fière.

Depuis plusieurs années, déjà, des tableaux numériques interactifs sont installés dans les salles informatiques des établissements parisiens. A la faveur de cette rentrée, «un nouveau pas» va être franchi. Dans les classes de 12 collèges de la capitale, les élèves de cinquième auront des tablettes à leur disposition, utilisées à des fins pédagogiques. Et leurs jeunes camarades de fin de primaire qui sont scolarisés dans 24 écoles situées en zone d’éducation prioritaire bénéficieront «de nouvelles classes mobiles avec des tablettes numériques». Au total, se félicite la mairie, «1.500 tablettes seront déployées» dans les établissements parisiens, à partir de cette rentrée.

Très bien. Mais tout de même un peu faiblard. Ainsi, pour s'en tenir à l'innovation relative aux collèges, en bénéficieront donc les élèves de cinquième de 12 de ces établissements. A titre de comparaison, au total très exactement 56.935 élèves sont scolarisés dans les collèges de la Ville.

Dès lors, dans les faits, la masse des collégiens parisiens scolarisés dans le public continuera à n'avoir accès à ces outils pédagogiques que dans les «espaces numériques de travail» de leur école – et encore, si leur établissement est équipé d'un tel espace. Et non en classe, dans le cadre de leur apprentissage quotidien.

28/08/2015

Une violence ordinaire (encore)

Voilà qui rappelle cette étude qui avait fait grand bruit quand elle était sortie, au printemps. Etude sur les violences à caractère sexuel dont sont victimes les femmes dans les transports publics, en France. Elle avait montré qu'en région parisienne, 100% des utilisatrices des transports en commun y ont déjà fait l'objet au moins une fois de harcèlement sexiste ou d'agression sexuelle.

Et voilà qui illustre le bien-fondé du plan de lutte contre ces violences adopté par le gouvernement à la suite de cette étude. Aussi tardif, imparfait et limité que soit ce dispositif – on peut bien sûr toujours estimer qu'on n'en fait jamais assez, en la matière.

Hier, a été interpellé à son domicile de la banlieue parisienne un agresseur sexuel sévissant dans le métro et le RER. Il comptait déjà, dans ses antécédents judiciaires, pas moins de... 112 mises en cause, dont 29 (29!) condamnations notamment pour violences et agressions sexuelles. Pas plus tard que la semaine dernière, il avait encore agressé plusieurs jeunes femmes, par exemple sur la ligne 1 du métro parisien. Il est en garde à vue dans les locaux de la Sûreté régionale des transports. Et devrait prochainement comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris, pour agressions sexuelles et violences volontaires aggravées.

Il a été arrêté, mais combien d'agresseurs de ce type, «frotteurs» (ainsi qu'ils sont dénommés par les policiers: relire ) et autres, sont-ils encore dans la nature?

Puisque l'on approche de la rentrée, bon courage à toutes les femmes qui, retour de vacances, dès lundi, reprendront chaque jour le métro, le bus ou le RER. Avec tout ce qui leur en coûte. Et tout le cran qu'il leur faudra, souvent.

27/08/2015

Un quart d'«anomalies» estivales

Consommation, Tourisme, Economie, Sécurité, Art de vivre, GastronomiePuisque ce blog évoquait hier la saison touristique, un premier bilan de la grande «Opération Interministérielle Vacances 2015», que fait mener le gouvernement de la mi-juin à la mi-septembre. Elle vise à s'assurer que les vacanciers bénéficient de «prestations commerciales sûres et loyales», ce qui «contribue à la confiance des consommateurs envers les professionnels et à l’attractivité de l’offre touristique française».

Concrètement, il s'agit de vérifier notamment que les règles de sécurité applicables aux produits et aux services sont respectées et que le consommateur est bien informé sur la nature des prestations qui lui sont offertes. Tous les corps de contrôle de l’Etat sont mobilisés: policiers, gendarmes et douaniers bien sûr, mais aussi agents de la répression des fraudes, services vétérinaires, inspecteurs du ministère de la Jeunesse et des Sports (pour les colonies de vacances, par exemple), etc. Cet été, sont particulièrement inspectés les «nouvelles formes de consommation, notamment celles de l’économie collaborative» (hébergement chez l’habitant, location de voitures entre particuliers, etc.) ainsi que, bien sûr, «les commerces soumis à un pic saisonnier d’activité» (restaurants, festivals, événements sportifs ou culturels, etc.).

Résultat? Moyen. Précisément, 21.660 entreprises ont, à ce jour, été inspectées. Dont 6.800 restaurants, 2.200 grandes et moyennes surfaces, 3.700 marchés, 2.600 sites d’hébergements, et un millier de sites de réservation en ligne. Quelque 22% de ces contrôles ont mis au jour des «anomalies», et donc ont donné lieu à des «mesures pédagogiques, correctives ou répressives». C'est dans l'étiage habituel pour ce genre d'opérations de protection des consommateurs (relire par exemple ).

Deux manières de lire ce bilan. Trois quarts de l'offre de produits et de services proposés cet été aux vacanciers en France respectent parfaitement la réglementation. Mais dans quasiment un cas sur quatre, des problèmes se posent. Ce qui n'est tout de même pas rien.

26/08/2015

Un attrait confirmé, mais précaire?

C'était loin d'être gagné d'avance (relire par exemple ici ou ), mais il semble qu'en fait, la fréquentation touristique internationale de Paris ne souffre pas des attentats de janvier, ni du climat d'alerte terroriste qui y est de mise depuis. C'est ce qu'indiquent, en tout cas, les dernières statistiques en date, diffusées récemment.

Ainsi, au premier semestre, et en dépit de cette sinistre actualité, la fréquentation touristique a encore augmenté dans la "Ville lumière" et sa région: +1,6%, soit 15,9 millions d’arrivées hôtelières. Certaines clientèles particulières ont même connu un boom spectaculaire (+48,9% pour les touristes chinois). Du coup, les autorités s'attendent à ce que, à l'échelle du pays tout entier, 2015 soit une année exceptionnelle en termes de fréquentation. L'Hexagone devrait confirmer haut la main sa place de première destination touristique au monde. Et même la conforter, avec plus de 85 millions de visiteurs étrangers accueillis.

Ombre au tableau: cet attrait confirmé pour les destinations France et Paris est parfois dû à des facteurs purement conjoncturels. Par exemple, la situation au Maghreb (attentats en Tunisie, etc.) a dissuadé nombre de candidats au voyage dans ces pays à y passer leurs vacances, ce qui a pu bénéficier à la France. Dans ce pays même, c'est la crise économique persistante qui a poussé nombre de Français à privilégier des vacances à domicile plutôt qu'à l'étranger. Dès que la situation globale s'améliore, ils pourraient donc très bien se remettre à bouder la France, au profit de destinations de vacances plus lointaines. Et il faudra mesurer aussi, à terme, l'impact, sur la fréquentation chinoise, du ralentissement de la croissance dans ce pays et des récentes dévaluations de sa monnaie.

En outre, a contrario de l'optimisme suscité à Paris par ces bons chiffres touristiques, certaines études internationales, elles, ont une vision plus sombre de la situation. Témoin, l'édition 2015 du classement de 140 villes qu'a publié le cabinet britannique The Economist Intelligence Unit, dernièrement. Il fait état d'un déclin de la qualité de vie – et donc de l'attractivité potentielle – des villes européennes, dû au climat économique morose qui les affecte et au contexte sécuritaire pesant qui est désormais le leur. Dans ce classement, Paris chute de la 20e à la 29e place, précisément en raison de la dramatique actualité qu'elle a endurée au début de l'année.

25/08/2015

Un immense chantier, «une double peine»

Transports, ParisRetour à la normale, dans le RER et le métro parisiens. Qui n'ont pas peu été perturbés ces quatre dernières semaines, par le gigantesque chantier entrepris dans le RER A – la ligne périrurbaine la plus fréquentée d'Europe: 1,2 million de voyageurs chaque jour.

Vingt-cinq mètres sous terre, le remplacement des 25 kilomètres de voies entre Nanterre et Vincennes. Pas du luxe: elles avaient quarante ans d'âge. Le vieux ballast soutenant ces voies a été renouvelé, les antiques traverses de bois ont été remplacées par des poutres d'appui en béton, plus costaudes. De nouvelles voies ont été posées. Et le système d'aiguillage a été changé. Ce chantier a mobilisé 300 personnes, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Les travaux ont concerné le tronçon entre les stations "Auber" et "La Défense". Tous les étés suivants jusqu'en 2018 inclus, les tronçons suivants seront traités et devront donc, pareillement, être fermés à la circulation. Le chantier se déroulera ensuite de nuit (ce qui permettra une exploitation normale de la ligne) et ne prendra fin qu'en 2021.

Depuis hier, sur le réseau, on aperçoit d'aimables affichettes remerciant les usagers pour leur patience et leur souhaitant une bonne rentrée. C'est sans doute le moins que la RATP pouvait faire.

Transports, ParisEn effet, le chantier a causé des embarras considérables aux usagers – sans oublier les touristes étrangers, complètement désorientés. Bon nombre se sont reportés sur la ligne 1 du métro (qui passe par "La Défense", et permet de récupérer le RER A à "Châtelet"). Résultat, aux heures de pointe particulièrement, elle a été complètement engorgée. La RATP avait placardé 3 000 panneaux d’information dans 60 gares et déployé un millier d'agents dans tout le réseau pour venir en aide aux voyageurs. Ils ont dû gérer pas mal de mauvaise humeur.

«C'est vraiment la double peine!». C'est ce qu'on a entendu l'autre jour, dans la bouche d'usagers en colère, croisés par hasard à "Châtelet": «Déjà qu'on ne part pas en vacances, mais, en plus, on doit se taper cette galère!». En effet, les Parisiens et banlieusards qui ont eu la chance et les moyens de partir à la plage ont, eux, retrouvé leur RER A sans encombre. Et même ravis, puisqu'on leur promet que, grâce à ces travaux, «un haut niveau de performance» lui sera «garanti».

Ces aigreurs estivales d'usagers, on va les retrouver les étés suivants. Quand, cette fois, ce sont les méga-stations "Charles de Gaulle-Etoile", "Châtelet" et "Nation" qui vont devoir être fermées. Là, ça risque d'être carrément l'enfer. Et le ton des récriminations va encore monter d'un cran.

12:11 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : transports, paris

24/08/2015

Une ambiance hélas inchangée

Retour de vacances, et donc reprise de ce blog.

C'est un constat assez lugubre que doivent faire les Français qui, comme nous, ont pris leurs congés de la fin juillet à la fin août. Si l'on peut le résumer ainsi, ils sont donc partis à la plage peu après les explosions et incendies volontaires survenus à la mi-juillet sur le site pétrochimique de LyondellBasell à Berre-l'Etang, dans les Bouches-du-Rhône. Un sinistre qui aurait pu avoir des conséquences catastrophiques, et qui n'est toujours pas élucidé. Et ces estivants sont rentrés de vacances en apprenant l'attaque perpétrée vendredi soir dans le Thalys Amsterdam-Paris. Qui aurait pu tourner au «carnage» – dixit François Hollande, ce matin – : coûter la vie à plusieurs centaines de passagers. La garde à vue de l'auteur des faits se poursuit, et peut durer jusqu'à demain mardi.

C'est donc peu dire que, pause estivale ou pas, le climat d'alerte et de menace terroristes demeure intact et toujours aussi pesant, plus de sept mois après les tueries de janvier.

Mais, par ailleurs, et aussi paradoxal que cela puisse paraître, demeure tout autant en France une certaine atmosphère sécuritaire qu'on ne serait pas loin de qualifier d'indolente. Et qui, sur le terrain, tranche fameusement avec les assurances données en boucle par les dirigeants, selon lesquelles la mobilisation et la vigilance maximales sont plus que jamais de mises.

Par exemple, hier après-midi, à la gare de Paris-Montparnasse – où, pendant toute la journée, ont afflué des dizaines de milliers de voyageurs revenant de vacances – , on n'a pas aperçu ni croisé le moindre militaire, gendarme ou policier en faction ou en patrouille. Pas un seul. Même constat l'autre jour en gare de Paris-Nord. A la descente d'un Thalys où, là non plus, pas la moindre mesure particulière et visible de sécurité n'était notable.

Quant aux braves gendarmes qui, depuis le 7 janvier, sont affectés à la sécurisation de notre immeuble de bureau du boulevard Richard Lenoir, au centre de ce onzième arrondissement parisien si endeuillé par les attentats de janvier, ils donnent l'impression de passer désormais le plus clair de leurs temps avachis dans leur fourgon, à pianoter en bâillant sur leur smartphone.

14/07/2015

Une petite pause

FERMÉécriteau.jpgLes rites républicains estivaux du défilé du 14 juillet et de l'interview télévisée présidentielle qui le suit n'ayant pas donné lieu à des actualités inopinées et majeures, qui auraient retardé notre départ en vacances, on ne va pas faire le malin plus longtemps. Et donc, on va prendre la poudre d'escampette. Direction, des contrées plus délassantes et exotiques que le Paris quotidien du boulot.

Du coup, ce blog va se faire sa petite pause annuelle d'été.

Il rouvrira ses portes, joliment requinqué, pendant la deuxième quinzaine d'août.

En attendant, bel été à toutes et tous. Et bonnes vacances à celles et ceux qui ont la chance d'en prendre.

A bientôt.

Un apanage assez récent

Le kaki et le bleu marine plus que jamais couleurs dominantes, à Paris ce 14 juillet. Dans le défilé militaire bien sûr, mais aussi dans le dispositif de sécurité qui l'entoure – vu le contexte d'alerte anti-terroriste. Pas moins de 11.200 membres des forces de l'ordre sont mobilisés pour assurer la sécurité sur la voie publique. Rien que le long du parcours du défilé, 3000 policiers vont veiller au grain, dont bon nombre d'agents en civil. Sans compter que, pour contenir la foule, encadrer ses allées et venues et empêcher les stationnements de véhicules, 10.000 barrières métalliques, carrément, ont été déployées. Soit l'équivalent d'une longueur totale de «près de 25 kilomètres», a calculé la préfecture de police de Paris.

C'est donc peu dire que, ce mardi, on ne va pas déambuler où et quand on veut, sur les Champs et à leurs alentours.

Une artère que le grand public associe d'office à cette "kaki pride" estivale annuelle, or, pour la petite histoire, elle n'a pas toujours eu l'apanage de ce défilé.

Ce n'est même que depuis l'année 1980 que celui-ci se déroule systématiquement sur la «plus belle avenue du monde». De 1974 à 1979, en revanche, sous le septennat Giscard donc, le lieu de célébration de la parade militaire a varié. Les Parisiens eurent ainsi droit à des défilés de 14 juillet au Cours de Vincennes (1975), à l'École militaire (1977), et même sur l'axe majeur de notre bon vieux onzième arrondissement, pourtant à l'origine – il y a vraiment très longtemps – une terre de gauche pas rarement antimilitariste. Ainsi, en 1974, le défilé se déroula entre Bastille et République. Et, en 1979, dans le sens inverse, il partit de "Répu" pour aboutir à Bastille.

François Hollande, lui, en matière de défilé du 14 juillet, reste donc les deux pieds bien plantés dans la tradition post-giscardienne – n'en déplaise à son grand slogan de campagne de 2012 («Le changement, c'est maintenant»).

13/07/2015

Une précaution, élémentaire

«Il ne s’agit pas d’un défilé au rabais». C'est ce que dit et répète en boucle, depuis des jours, le ministère de la Défense. A propos du défilé militaire de fête nationale, demain sur les Champs-Elysées. Cette "kaki pride" sera plus courte (d'un quart d'heure) que les éditions précédentes. Sa phase motorisée sera «quelque peu raccourcie» (25 à 30% en moins). Certains fleurons de l'équipement militaire tricolore (les chars de combat AMX Leclerc, par exemple) brilleront par leur absence. Et les «présentations publiques» du matériel à la population, menées habituellement dans l’après-midi et «prolongeant le lien armée-Nation», n’auront pas lieu.

C'est «la conséquence de l’engagement actuellement très intense des militaires», sur le terrain et en France même: l'opération "Sentinelle", en cours depuis les attentats de janvier. C'est aussi dû au degré d'alerte et de vigilance anti-terroriste: à son niveau maximum en ce moment, en région parisienne notamment. Nul besoin de prendre encore des risques supplémentaires, en faisant s'éterniser les rassemblements de foule sur la voie publique.

Défense, Armée, Institutions, Folklore, HistoireEn termes de risques, après un long bras de fer, il a été décidé de ne pas en faire courir aux invités d'honneur de ce défilé: les trois forces de réaction aux attentats (GIGN, Raid et BRI), qui s'illustrèrent en janvier.

Elles insistaient pour que leurs membres défilent cagoulés, afin que leur anonymat soit protégé. Mais, en termes de symbole, cela paraissait un peu difficile. Un compromis a donc été trouvé. Ces unités d'élite défileront coiffées de leurs casques avec visières de protection, ce qui rend leurs membres difficilement reconnaissables. Et l'on peut imaginer que des instructions ont été données en haut lieu aux réalisateurs de télé qui filmeront le défilé, pour qu'ils ne zooment pas sur les intéressés.

On doit cette prudence à un précédent mémorable, qui remonte à plus de dix ans. Il avait suivi le plus haut fait d'armes du GIGN.

A savoir, en décembre 1994, sur le tarmac de l'aéroport de Marignane (Marseille), l'assaut donné au commando du GIA algérien qui s'était emparé de l'Airbus Air France assurant la liaison Paris-Alger. Après cette mission réussie, les membres du GIGN avaient été reçus en grandes pompes à l'Elysée, et les médias les avaient amplement photographiés, dans les salons comme sur le perron du palais présidentiel. Ces clichés, plus tard, avaient été découverts, placardés aux murs d'une cellule islamiste qui avait été démantelée. Et certaines de ces photos étaient même assorties de la mention de l'identité et d'adresse des intéressés, que les islamistes étaient parvenus à retrouver sur base des photos des visages. Ce qui avait évidemment fait de ces hommes des cibles potentielles toutes désignées.

10/07/2015

Une gratification supplémentaire

Une prime de 150 euros par mois. Ou d'un peu plus de 200 euros pour six semaines. C'est ce qu'a annoncé le ministre de la Défense hier aux 7000 soldats de l'opération "Sentinelle", qui, depuis les attentats, sont déployés dans tout le pays, pour sécuriser l'espace public – plus de la moitié de ces militaires (4000) sont affectés en région parisienne. Cette "indemnité pour sujétion spéciale d’alerte opérationnelle" sera versée avec effet rétroactif au 7 janvier, et bénéficiera à tous les grades, jusqu'à celui de capitaine. Le gouvernement justifie cette «gratification supplémentaire» par «l’effort et les sujétions particulières» qui sont demandés à ces militaires, «dans la durée et en dépit de conditions encore souvent difficiles».

Des conditions qui vont (un peu) s'améliorer. Le déploiement d’infrastructures légères d'hébergement y contribuera, de même que «la réévaluation des standards d’alimentation». En outre, la Défense a signé des accords avec la SNCF, pour que ses hommes et leurs familles bénéficient de tarifs avantageux. Des conventions analogues ont été conclues avec des parcs de loisirs (relire ) et des salles de cinémas. Toutes ces mesures ont un coût global de 94 millions d'euros.

En revanche, en termes de confort de travail de ces militaires, personne ne semble avoir pensé à une chose: à leur tenue.

C'était frappant ces derniers jours, quand on a frisé les 40°. Il fallait voir ces soldats en train de dégouliner en plein soleil, forcés de se coltiner, outre une bonne quinzaine de kilos d'armement et d'équipement (gilet pare-balles, etc.), un uniforme à la Robocop, pas du tout de saison. Il n'est bien sûr pas question de les faire patrouiller dans les rues en tongs. Mais des alternatives existent. Par exemple, les militaires français déployés dans le cadre d'opérations militaires extérieures se déroulant dans les pays chauds (Sahel, etc.) bénéficient d'un uniforme beaucoup plus adapté (shorts, etc.). De même pour les gendarmes et policiers qui sont affectés dans les départements français d'outre-mer, si on a bonne mémoire – longtemps qu'on n'a plus eu la chance d'aller là.

Mais, qui sait, le sujet va-t-il venir de lui-même sur la table, cet été: si le thermomètre, en juillet en en août, recommence à s'envoler.

09/07/2015

Un traumatisme durable

Paris, Police, Sécurité, TerrorismeGrosse agitation hier, dans notre quartier du onzième arrondissement. Des policiers, des gendarmes et des militaires, lourdement armés, qui débarquent en nombre, sans crier gare. Interdisent à la circulation un tronçon entier du boulevard Richard Lenoir. Evacuent sans ménagement les passants. Ordonnent même aux badauds en train d'observer la scène depuis leur balcon de rentrer chez eux et de s'éloigner des fenêtres. Des bandelettes de plastique "Police" déroulées un peu partout. Des véhicules de secours acheminés, au cas où.

Un colis suspect. A quelques mètres de la rue Appert: celle de la rédaction de "Charlie Hebdo", là où les terroristes ont semé la mort, le 7 janvier. Colis découvert quasiment six mois jour pour jour après ce terrible attentat. Et alors que, la veille, il a été révélé que, dans le Midi, l'armée s'est fait voler des dizaines de grenades, de pains de plastic et de détonateurs.

Ce n'était qu'une fausse alerte: aucun explosif. Mais, au vu de l'ampleur du dispositif déployé, les forces de l'ordre ont envisagé le pire, étant donné ces particularités de lieu et de calendrier.

Et, à en juger aux visages tendus des riverains témoins de cette alerte, elle a immédiatement ravivé chez eux le souvenir de la tuerie du début de l'année.

Ce quartier, comme traumatisé, parviendra-t-il un jour à oublier?

08/07/2015

Un succès improbable

C'est le succès le moins attendu de l'été, dans les librairies de France. A en croire hier la direction du "Guide du Routard", depuis quelques semaines, les ventes de l'ouvrage de cette collection qui est consacré à la Grèce, ne reculent pas, non, mais... s'envolent. Le bond constaté par rapport aux ventes de l'été dernier serait même de plus de 20%.

Les touristes français ne seraient donc pas du tout inquiétés par la crise financière que traverse ce pays, et par son impact pourtant très sonnant et trébuchant: la limitation des possibilités de retrait d'argent aux distributeurs automatiques, et les problèmes de liquidités que vont incessamment connaître les banques locales – elles seront bientôt à cours de cash.

Qui sait même la fronde d'Alexis Tsipras contre «l'Europe austéritaire» fait-elle de son pays, aux yeux de certains Français, une destination tendance? A moins que ces touristes voient dans leur choix d'y partir en vacances une façon de soutenir la population?

 

PS: La même collection n'a pas précisé l'état des ventes de son guide relatif à la Tunisie. Là, vu les récents attentats, il n'y a sans doute aucune surprise de librairie à attendre – ce sera assurément la Bérézina.

07/07/2015

Une étourderie rafraîchissante

paris,météoUn dysfonctionnement administratif qui est applaudi par la population, c'est trop rare pour ne pas le signaler.

Il s'est produit samedi dans la nuit, à Paris. Dans un des parcs qui – ce blog l'évoquait, l'autre jour – sont ouverts exceptionnellement au public jusqu'au petit matin, afin de permettre aux riverains de venir s'y rafraîchir de la canicule.

Tout se passait très bien ce soir-là, dans des Buttes-Chaumont bondées de familles venues nombreuses se reposer et s'aérer après une journée torride. Quand subitement, vers 23h30, s'est déclenché... le système d'arrosage automatique des pelouses. Personne semble-t-il, à la Ville, n'avait pensé à le déprogrammer.

Pique-niques noyés, dormeurs réveillés dans leur sommeil, hamacs et chaises longues détrempés: la "pluie" diluvienne a été telle qu'elle a créé une jolie pagaille, dans le parc. Mais, passé le premier moment de surprise, pas grand monde n'a protesté. Au contraire: cette douche froide, fût-ce un peu tardive, fit le bonheur de nombreux riverains – et en premier lieu, bien sûr, des enfants.

L'histoire ne dit pas si un fonctionnaire du service des espaces verts a, ou non, été tancé pour cette étourderie.

06/07/2015

Un si «beau voyage»

Près de six trains sur dix (59%) qui circulent en région parisienne sont dépourvus de système de climatisation ou de réfrigération. C'est valable aussi pour à peu près la même proportion de RER. Du coup, évidemment, en ces temps où, à Paris et en banlieue, la température extérieure oscille entre 30° (aujourd'hui) et 40° (certains jours de la semaine dernière), c'est peu dire que les usagers dégustent.

Une association d'utilisateurs de la ligne L a invité les voyageurs à se munir d'un thermomètre, afin de mesurer la température dans la rame qu'ils utilisent, puis de diffuser leurs mesures. Résultat? Là aussi, très souvent, on a dépassé les 35° voire approché les 40°. Cela a donné lieu, sur les réseaux sociaux (voir par exemple ), à pas mal de coups de gueule.

Contre cette «chaleur suffocante», qui «liquéfie» des «usagers à bout». Et contre ce mode de déplacement décidément «pas humain», qui leur est imposé. «Quel beau voyage, digne des Indes de Kipling», a ironisé un voyageur. «Merci pour ce moment», a renchéri un autre. Le sommet du cri du coeur, entre exaspération et suffocation, allant à ce «PUTAIN, DÉMARREZ CE PUTAIN DE TRAIN QUI NOUS SERT DE SAUNA, LES GARS!»

C'est dans ces moments qu'on se sent vraiment ultra-privilégié d'habiter dans l'hyper-centre de Paris, et donc de ne pas avoir à se coltiner chaque jour un enfer pareil.

03/07/2015

Un air de Midi méditerranéen

Paris, Banlieues, Environnement, Météo, Médias Cela ne se passe pas dans le Midi méditerranéen, mais aux portes de Paris. Dans des localités de ses départements limitrophes, situées à quelques dizaines de kilomètres à peine de la «Ville lumière».

Plusieurs hectares de forêts et de cultures partis en fumées depuis le week-end dernier, en Seine et Marne. Pas plus tard qu'hier encore, des feux de chaume et de récolte sur pied dans l'Essonne. Dans ce seul département, complètement à sec – les dernières grandes pluies remontent à début avril –, une centaine de départs de feu rien que ces dernières semaines. Les pompiers en état d'alerte, à cause d'un «risque élevé» de propagation des incendies vers les zones habitées. Feux qui, selon l'Office national des forêts, ont déjà dévasté 13 hectares boisés en région parisienne, cet été.

A Paris même, la nuit dernière et cette nuit, cinq grands parcs (Monceau, Buttes-Chaumont, Martin-Luther-King, Montsouris et André-Citroën) ne ferment désormais plus leurs portes. Ils sont accessibles y compris la nuit, pour permettre aux riverains d'«accéder à des espaces de fraîcheur, indispensables en période de canicule». De mémoire de Parisien, on n'avait jamais vu cela. Selon les écolos, à l'origine de la mesure, dans ces espaces verts, il n'est pas rare que la température soit «inférieure en moyenne de 2 ou 3°», ce qui «compense l'effet d'îlot de chaleur urbain à Paris».

Paris, Banlieues, Environnement, Météo, Médias Sinon, en boucle sur toutes les chaînes de radio et de télé, à la demande du Conseil supérieur de l’audiovisuel et du ministère des Affaires sociales et de la Santé, sont diffusés des messages de prévention sanitaire, qui recommandent de prendre garde aux fortes chaleurs et d'être attentif à autrui. Ils sont notamment destinés aux millions d'automobilistes et d'usagers des transports publics qui, dès ce soir, premier week-end de juillet oblige, prendront le chemin des vacances.

On ne va bien sûr pas trop plaindre ces chanceux qui partent à la plage, mais enfin, c'est peu dire qu'ils vont avoir chaud, très chaud, avant d'y arriver: sur les autoroutes et dans les gares et trains bondés.

02/07/2015

Un mets très en vogue

Les dernières nouvelles du «pays de l'exception culturelle» que se targue d'être la France, y compris et a fortiori en matière gastronomique. Des nouvelles à propos d'un mets qu'on ne trouve pas trop de saison, par ces temps de canicule, mais, après tout, chacun ses goûts.

A en croire une étude parue dernièrement, en 2014, il s'est vendu 1,07 milliard de burgers dans l'Hexagone. C'est près de 10% de plus qu'en 2013. Analyse des professionnels de la restauration: «Traditionnellement perçus comme emblématiques de la cuisine américaine, les burgers représentent aujourd'hui un marché important de la restauration rapide en France. À l'opposé du phénomène de la malbouffe, les points de vente de burgers se multiplient, appuyés par la création de réseaux de franchise dont certains se démarquent par leurs qualités gustatives haut de gamme et l'efficacité de leur concept».

Populaires, donc, les burgers. Cela n'a pas empêché les élus de Paris, mardi, de se prononcer contre le projet d'installation d'un McDonald's en plein coeur du Boboland parisien: à l'angle des rues Réaumur et des Petits-Carreaux, dans le quartier Montorgueil (2e arrondissement). Pour le maire (écologiste) de cet arrondissement, «avec l'arrivée d'un restaurant de 160 places, c'est tout le travail qui a été fait dans le quartier sur la qualité alimentaire et la protection de l'artisanat qui risque de s'effondrer comme un château de cartes».

Par trois fois, déjà, la Ville a refusé les demandes de permis de construire déposées par McDo pour ce projet. Et, en mai, une centaine de riverains ont manifesté contre son arrivée dans le quartier.

L'histoire ne dit pas si les gamins de ces manifestants, qui passent sans doute leurs journées au MacDo ou au Burger King, faisaient partie, ou non, du cortège.

01/07/2015

Une troisième peine

Paris, Banlieues, Transports, Météo, TerrorismeLa pollution atmosphérique, la canicule, et... les problèmes de RER. C'est la troisième plaie de la semaine, pour les Parisiens et les banlieusards.

Le réseau a été perturbé hier, et le sera jusqu'à la fin de la semaine. C'est dû à la météo. Quand la température dépasse les 45° au niveau des voies de chemin de fer, les rails courent le risque de se dilater. Sous peine que les voies dévient de leur tracé originel, ces rails doivent donc être régulièrement inspectés, mais aussi ménagés. Raison pour laquelle, dès hier, le flux du trafic a dû être adapté et la vitesse de circulation des trains réduite – à 40 ou 100 km/h, selon le tronçon et le train concernés. Cela occasionne des retards pouvant aller jusqu'à 15 minutes.

Les usagers du RER n'avaient sans doute pas besoin de cela. A fortiori vu la chaleur épouvantable qui règne dans tant de stations et de rames de ce réseau – qui n'est pas marginalement vétuste, donc pas climatisé.

Dans leur malchance, toutefois, ces usagers rendront grâce (un peu) au hasard du calendrier. En effet, ces perturbations seraient-elles survenues il y a quinze jours qu'elles se seraient encore plus mal passées. En revanche, en cette première semaine de juillet, une partie de la ville a déjà commencé à se vider: direction la plage. La pression du nombre des usagers est donc (un peu) moindre.

Ce matin, d'ailleurs, et sans attendre le grand exode d'août, le changement de physionomie de la ville était frappant, par rapport à hier 30 juin. Déjà (un peu) moins de monde, de trafic, de bruit et d'agitation. Nul sans doute ne s'en plaindra, vu la température ambiante.

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PS: Rien à voir, mais tout de même. Un petit air de vacances également pour le dispositif de vigilance anti-terroriste, en tout cas dans notre quartier du onzième arrondissement. Pour preuve, ce matin, pas le moindre policier, gendarme ou militaire n'était de faction devant l'ex-rédaction de "Charlie Hebdo", rue Nicolas Appert. C'est la première fois que cela arrive depuis le meurtrier attentat qui y a été perpétré, le 7 janvier.