17.07.2006
Une vision débile
Il y a quelque chose d'un peu agaçant dans tous ces commentaires lus, vus et entendus autour de Harry Roselmack, qui entame sa carrière à TF1 ce soir. On ne parle pas ici du débat autour de la couleur de peau du joker de PPDA; tout a été dit. Mais de ces réflexions autour de "la beauté" de l'intéressé, qui, assure-t-on, aura un impact si fort sur l'audimat féminin.
A en croire ces commentaires, qui se veulent sans doute si délicieusement malicieux -- et qui sont d'ailleurs invariablement délivrés par des journalistes mâles --, l'arrivée du beau Harry boostera dès ce soir l'audience du 20 Heures de TF1. Car des millions de téléspectatrices, complètement sous le charme, se fidéliseront à ce rendez-vous juste pour les si beaux yeux de l'intéressé.
Selon ce shéma, la téléspectatrice moyenne regarderait donc moins un JT pour le fond des infos que pour la forme: pour la couleur de la cravate du présentateur en somme, la beauté de son visage, ou la blancheur de son sourire. Le téléspectateur moyen, lui, serait évidemment exclusivement intéressé par le fond des JT: la pertinence des infos, la ligne rédactionnelle, etc.
Nulle place, dans un cadre aussi éculé, pour des téléspectateurs mâles, mêmes hétérosexuels, qui décideraient de rester fidèles à un présentateur simplement parce qu'ils sont sensibles à son charme. Et pour des téléspectatrices qui feraient le choix de zapper un JT qu'elles jugent peu intéressant, même si celui-ci est présenté par un canon de beauté.
C'est évidemment une vision aussi sexiste que débile des choses.
B.DL.
PS: "Bonsoir à tous. Voici les titres de l'actualité". Oubliés le "Bonsoir à toutes et à tous", ou le "Madame, Mademoiselle, Monsieur, bonsoir": Harry Roselmack a donc choisi le genre masculin, englobant comme chacun sait, pour faire ses premières salutations aux téléspectateurs.
Pour le reste, dans les dix premières minutes de son premier JT, le débit du nouveau présentateur était épouvantablement rapide et saccadé: on se serait davantage cru à France Info en pleine période de crise de l'actualité qu'à TF1 en plein mois de juillet.
L'homme, heureusement, s'est assez rapidement détendu. Son port de tête était étrangement un peu décalé vers la gauche. Ses "gimmicks" de lancement des sujets ("On fait le point avec untel", "Alors, etc") étaient parfois d'arvoriens. Mais son sourire à la fin, effectivement, était ravageur.
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Commentaires
Depuis mars on nous bassine les oreilles avec Harry Roselmack. Sur I>Télé et Canal+ il était très bon, mais là, c'est l'overdose avant même qu'il ne soit à l'antenne. Il ne reste qu'un mois et demi, mais c'est un événemnt. Mais là, je dois que c'est quand même un peu trop au niveau médiatique, bien que ce soit un pas en avant. J'espère que ces compétences aussi ont été examinées, car les oublier lui serait plus que préjudiciable.
Écrit par : Franck | 17.07.2006
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