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25.07.2006

Un "calvaire"

medium_soleil.jpgLes Parisiens n'en peuvent plus. Après trois semaines de canicule, et alors que la température dépassera à nouveau les 37 degrés dans la capitale ce mardi, ils ne parlent plus que de la chaleur et de ses inconvénients.
Il n'y a qu'à les observer un peu dans la rue pour le constater: certains commencent littéralement à se traîner, visiblement exténués par la mauvaise qualité de ces dizaines de nuits successives elles-mêmes étouffantes.
Dans le pays, le nombre de morts augmente de jour en jour et a désormais dépassé la quarantaine: record européen, à nouveau. Mais tous les experts l'assurent, à longueur de journées: on n'est pas dans une situation de catastrophe sanitaire comme en 2003. Les médias utilisent néanmoins des mots très forts, parlent notamment du "calvaire" qui va perdurer. On avait pourtant cru comprendre qu'en ce moment, le "calvaire" était plus au Liban qu'en France.
A Paris, la canicule déjoue même les plans de communication les plus aboutis. Ainsi, les organisateurs de "Paris Plage" sont, dit-on, subermergés par les plaintes d'estivants agacés par le nombre insuffisant de parasols mis à leur disposition. Et les journaux locaux déconseillent aux Parisiens d'aller jouer les plagistes sur les berges de la rive gauche, pourtant supposées l'attraction majeure de cette édition: l'ensoleillement, beaucoup plus fort que sur les berges de la rive droite, y serait insupportable.
Le soleil oblige même, parfois, à de savantes manipulations. Ainsi, les organisateurs du "Beach Volley World Tour", qui réunit jusqu'à la fin de la semaine les meilleures équipes mondiales de beach-volley sur le Champ-de-Mars -- on essayera d'aller y faire un tour, évidemment --, ont-ils dû recourir à 3 000 tonnes de sable d'un type très spécial. Ce sable a été spécialement confectionné puis tamisé de manière à ne pas trop éblouir les joueurs (et les caméras de télé), à ne coller que très faiblement à leur peau dégoulinante de sueur, et surtout à ne pas trop absorber la chaleur du soleil, afin de ne pas brûler les pieds nus des sportifs.
Se brûler les pieds nus sur le sable? Ou se consumer à petit feu dans un bureau et face à un ordinateur surchauffés? Entre ces deux "calvaires", on le sent, on ne va plus hésiter très longtemps.
B.DL.

Commentaires

ça y est, on va nous refaire le coup de la Grande Catastrophe, pour quelques jours de soleil.

Écrit par : joel | 25.07.2006

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