24.10.2006
Une tempête
On a à peine fermé l’œil, cette nuit. La cheminée dans la chambre qui se prend pour une locomotive en furie, les fenêtres et volets du voisinage qui claquent pendant des heures, les alarmes des voitures qui se déclenchent intempestivement dans tout le quartier, les pots de fleurs qui dégringolent des rebords de fenêtre pour s’écraser sur le bitume: tout cela produisait un vacarme évidemment assez peu reposant.
Ce matin d’ailleurs, les rues de Paris portaient encore les stigmates de cette nuit agitée, avec un peu partout des poubelles renversées par les vents et des présentoirs de dépliants publicitaires ayant éparpillé leur contenu sur la chaussée. La majorité des squares restaient fermés au public par mesure de sécurité. Et on entendait régulièrement le bruit sinistre des tronçonneuses des élagueurs occupés à sécuriser les arbres des grands boulevards.
C’était donc la première grande tempête de l’automne. Avec des vents affichant des pointes dépassant les 100 km/h, on l’a senti passer jusque et y compris dans la capitale.
On n’ose imaginer la nuit qu’ont dû passer tous les SDF hébergés dans ces si fragiles campements de tentes, le long de la Seine, du canal Saint-Martin ou ailleurs.
B.DL.
10:40 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Météo




Commentaires
Plus de peur que de mal, ici. Mais force est de constater que les éléments ont souvent tendance à se déchainer lorsqu'on ne s'y attend pas.
Écrit par : Franck | 26.10.2006
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