25.10.2006
Un célèbre regard
En campagne hier soir avec les strauss-kahniens, qui avaient élu domicile au «Chao Ba Café», un bar branché du boulevard de Clichy, dans le 18ème.
A la fin de la soirée, survient Anne Sinclair: très belle, très star, total look noir. Sur le trottoir, en attendant l’arrivée de son mari, l’épouse de DSK converse avec Jean-Paul Huchon, le président de la Région Ile-de-France, et quelques députés amis. Elle se lâche: crache son venin sur Ségolène Royal, l’assassine littéralement de remarques acerbes à propos de sa prestation lors du débat télévisé entre les trois candidats à l’investiture socialiste pour 2007, qui vient à peine de s’achever.
Mais son instinct d’ancienne journaliste refaisant surface, Sinclair repère rapidement qu’on prend des notes. Elle met aussitôt en garde ses interlocuteurs, leur conseille de parler moins fort et nous foudroie de ses célèbres yeux revolver. On est dans un lieu public, non? Ostensiblement bondé de micros, de caméras et de photographes, qui plus est. «En effet, mais il s’agit d’une conversation privée», rétorque-t-elle du tac au tac.
Son regard est une invitation explicite, quasi militaire, pour tout dire sans appel, à laisser tomber illico le stylo.
Mais son sourire est si franc qu’on croit y lire un aveu implicite, beau joueur somme toute, confraternel presque: si elle avait été placée dans la même situation en tant que journaliste, elle aurait agi exactement de la même façon et évidemment pris note de la conversation.
B.DL.
11:00 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Elections présidentielles, Strauss-Kahn




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