09.11.2006
Une femme
On loupe trop souvent des expos pour ne pas se promettre que celle-là au moins, on fera l’impossible pour aller la voir. Actualité envahissante ou pas, horaires de travail débordants ou pas.
Une galerie de la rive gauche consacre en ce moment une rétrospective à Miss.Tic, cette artiste plasticienne qui, depuis plus de vingt ans déjà, garnit les murs de Paris de ses pochoirs parfois drôles, parfois cruels, souvent bien vus, à l’occasion un peu déjà vus, mais la plupart du temps délicieusement malicieux.
Au fil du temps certes, comme Ernest Pignon-Ernest, l’intéressée a un peu perdu de l’aura de ses débuts. La preuve en est que des galeristes de Saint-Germain des Prés s’y intéressent et que ses œuvres s’arrachent désormais à prix d’or.
Mais même devenue commerciale, Miss.Tic fait et fera toujours partie d’une certaine culture de rue de la capitale. Avec ses «silhouettes de femmes élégantes, parisiennes et délurées, qui clament à la face de la ville leurs espoirs et leurs désespoirs moulés dans leurs paroles comme dans leurs habits noirs érotiques et ironiques, libres et prisonnières de leurs fantasmes et de leurs rêves, une et multiples».
B.DL.
09:05 Publié dans Dans la peau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Arts, Expos, Paris, Femmes




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