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06/12/2006

Une plaque

C’était il y a vingt ans jour pour jour. Pourtant, on s’en souvient comme si c’était hier. Et on se revoit médusé devant la télé quand la nouvelle avait été annoncée.
C’était dans la soirée du 5 au 6 décembre 1986. Jacques Chirac était alors à Matignon. Les manifestations se succédaient contre un projet de réforme des universités du ministre Devaquet. En marge d’une de ces manifestations, un jeune étudiant sans histoire, Malik Oussekine, qui n’était âgé que de 22 ans, trouvait la mort après avoir été bastonné par deux policiers voltigeurs motocyclistes du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua et de son ministre délégué à la Sécurité Robert Pandraud.
Son décès, à l’époque, provoqua une émotion considérable dans le pays. Un grand défilé à sa mémoire rassembla dans le silence des dizaines de milliers de personnes à Paris. Le projet Devaquet fut finalement retiré, et son ministre d’auteur démissionna.
Vingt ans plus tard, une plaque à la mémoire de Malik Oussekine est inaugurée aujourd’hui rue Monsieur-le-Prince, à deux pas de la Sorbonne, en plein cœur du Quartier latin: là où le jeune maghrébin fut rossé à mort.
Il a fallu tout de même attendre vingt ans.
B.DL.

Commentaires

20 ans pour un témoignage et combien d'autres choses oubliées pendant ce même temps ?

Écrit par : stef | 06/12/2006

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