26.03.2007
Une chasse
Le scrutin approche à grands pas. Du coup, le ton monte sur le terrain. On en a encore eu une illustration…au marché, dimanche matin.
D’habitude, les militants des différents partis venus distribuer des tracts et tenter de convaincre l’électeur parisien de base entre deux achats y cohabitent en relative harmonie. Et, tels des proxénètes sur le trottoir, se répartissent implicitement les m2 de boulevard en respectant chacun leur zone d’influence. Mais là, à moins d’un mois de l'élection, il n’y a plus de zone de chasse réservée qui tienne: c’est à qui sautera le premier sur le passant, lui fourguera le plus grand nombre de tracts et lui dira le plus de mal possible des autres candidats.
A ce petit jeu, les boucs émissaires dimanche matin, à l’heure où l'on est passé dans notre marché du onzième arrondissement en tout cas, étaient clairement les ségolénistes. Ils faisaient vraiment peine à voir, raillés de toutes parts pour le «coming-out» cocardier de leur candidate, qui a donc prôné ce week-end que chaque ménage français ait son drapeau tricolore pour pouvoir pavoiser lors des grandes occasions.
La poignée de jeunes royalistes - qui manifestement n’en demandait pas tant et n’en menait pas large – s’est fait dévorer à belles dents par les bobos goguenards. Ils n'en ont pas moins tenté de résister avec bravitude aux quolibets. Ce qui leur vaudra sans doute de recevoir une médaille si, le 6 mai, c’est Mme «La France Présidente» (le nouveau slogan de l'intéressée) qui l’emporte.
B.DL.
10:45 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Elections présidentielles, Royal




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