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09/07/2007

Une charte

-«Je prends le temps de renseigner le visiteur»;

-«Pour lui répondre, je mets à profit ma connaissance de sa langue»;

-«J’indique au visiteur ce que j’apprécie à Paris»;

-«Je suis fier de ma ville, première destination touristique au monde».

Tels sont les premiers engagements, basiques au point d’en être comiques, figurant sur la «Charte du parisien et du visiteur», qui sera lancée ce lundi à Paris à l’occasion de la première «Journée du tourisme».

Cette Journée vise notamment à conscientiser le Parisien moyen à la nécessité de mieux accueillir le visiteur étranger. En effet, selon une étude du cabinet Global Market Inside, sur les soixante plus grandes destinations touristiques au monde notées en fonction de l’accueil, Paris n’arrive qu’à la cinquante-deuxième position.

A en croire les données de l’Office du tourisme, cela n’empêche pas le visiteur étranger de donner, à l’issue de son séjour, une note globale de 17/20 à la capitale française. Ville où il dépense en moyenne 209 euros par jour. Et où, dans 97 % des cas, il a la ferme intention de revenir.

Paris, première destination touristique au monde donc, a accueilli l’an dernier 9,5 millions de visiteurs. En 2007, ils seront encore plus nombreux – il n’y a qu’à prendre la ligne de métro n°1 en ce moment pour s’en faire une idée. Et d’ici à 2020, avec le boom attendu du tourisme indien et chinois, ils pourraient être 20 millions.

L'Office du tourisme en profite pour taper sur le clou et, afin de sensibiliser le Parisien, pour dresser le portrait de sa ville si elle était désertée par les étrangers. «Si le tourisme n’existait pas à Paris? Un emploi sur cinq serait supprimé. La Tour Eiffel aurait disparu, comme c’était prévu à l’origine. Les prix des transports en commun seraient nettement plus élevés. Orsay serait toujours le nom d’une gare. Les Grands magasins seraient de 25 à 30% plus petits. Une pyramide n’aurait pas jailli au milieu du Louvre. Le Moulin Rouge ne serait plus que le nom d’un tableau. Et Paris, ville-lumière, serait éteinte au moment des fêtes». En effet, il y a perspectives plus réjouissantes.

Commentaires

Si maintenant, on doit apprendre au gens le minimum de savoir vivre ....

Écrit par : sylvain | 09/07/2007

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