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13/11/2007

Une ruée

Pas de bus, à peine un métro sur dix et des RER fantomatiques: cela va vraiment être la galère demain dans les rues de la capitale, pour les usagers des transports en commun. Du coup, les Parisiens et les banlieusards s’organisent: ces derniers jours, ils se sont rués sur les vélos.

 

La preuve? D’habitude, devant la devanture de «Bicloune», le magasin à deux pas du bureau, boulevard Beaumarchais, des dizaines de bicyclettes sont exposées. Mais ce midi, il n’y en avait plus qu’une poignée. Et le jeu de l’offre et de la demande a manifestement déjà fait flamber les prix. Comptez 485€ pour un vélo de base, hollandais certes mais tout de même ordinaire.

 

Chez «Go Sport », place de la République, c’est un peu moins cher et il y a un peu plus de choix. En revanche, le Parisien cycliste moyen désireux d’acheter un brassard, un gilet, une sonnette ou une béquille téléscopique rentrera chez lui bredouille. En effet, le rayon des accessoires pour vélo, dévalisé ces derniers jours, est désormais quasi vide.

 

Quant aux petits vendeurs du rayon vélo et aux ouvriers de l’atelier de réparation, ils sont à cran et cernés, visiblement épuisés. «Travailler plus»: eux en tout cas, ces derniers jours, ont amplement appliqué le slogan emblématique de Nicolas Sarkozy. Ils en seront certainement récompensés.

Commentaires

Une poignée de vélos, faut une grande main ;-)
Bon courage pour cette semaine, qui m'empêche d'aller visiter le Nord que j'aime, ce sera pour le week-end prochain !

Écrit par : Stéphanie | 13/11/2007

Inutile que je dise ce que je pense de cette grève, les habitués le savent déjà...

Écrit par : sylvain | 13/11/2007

J'en ai assez de ces rapports de forces bien virils à la noix. Ne peut-on pas s'asseoir autour d'une table et réfléchir à un projet de société commun sans stigmatiser un groupe social (et pas le plus privilégié, d'ailleurs) ? Entre un "petit coq" qui vient de trippler sa ration de graines et qui s'étend sur le thème de ("Vous allez voir ce que vous allez voir, je ne cèderai pas!") en négligeant le fond, et des gros bras de syndicalistes avinés qui oublient d'élargir le débat à l'ensemble de la société, y en a marre !!!...

Il ne s'agit pas que de l'avenir des cheminots mais de toute les catégories sociales. Où est la vision globale d'une société pacifiée ? Pas chez les cheminots et pas chez Sarko. La manière dont les écarts de revenus se creusent dans notre société me scandalise. Ne peut-on pas réfléchir au niveau de l'ensemble de la nation ?

Moi je veux bien cotiser 40 ans ou même 42 ans si j'ai une bonne santé mais soyons francs... personne n'a-t-il autour de soi des parents, des amis qui passés 50 ans (ou même avant !...) ne retrouvent plus d'emploi parce qu'ils sont trop vieux ?...

Je n'ai que 36 ans mais je dis que sans politique de l'emploi pour les seniors, on se fout vraiment du monde !! Cotiser plus longtemps tout en méprisant la vieillesse. Quel cynisme !
Moi je veux bien bosser à 65 ans mais si je perds mon job à 55, qui est-ce qui me ramasse pendant les 10 années suivantes ? Mon chat ?

On ne fait pas de politique économique et sociale avec des matématiques Monsieur le Président !

Nathalie

Écrit par : nathalie | 13/11/2007

Aujourd'hui, je suis resté bien au chaud, et j'ai aperçu quelques bus (exploit!). Mais demain, il faudra aller au charbon, sans prime, sans régime spécial, et se cantonner comme tout le monde ou presque aux galères sur les quais. Une minorité bloque la majorité. Les loueurs de vélo se réjouissent, mais si ça continue, les ventes de vélo vont décoller -)
Bonne continuation pour ces billets quotidiens.

Écrit par : Franck | 14/11/2007

En tant qu'ex-Parisiens (on a fui la capitale fin 2005), on compatit pleinement...

Pour Nathalie : pas besoin d'attendre les 50 ans pour être jugés trop vieux. J'ai commencé à chercher en province à 44 ans, que dalle, rien, nada de chez nada ! Ou alors trop diplomée, ou alors ex-cadre, donc forcément emmerdante à poser des questions et/ou trop réfléchir et/ou trop chère !

C'est pourquoi mon mari et moi avons décidé tous les deux de monter des entreprises individuelles (dans deux domaines totalement différement : le livre et l'écrit pour moi, le modélisme pour lui). Et c'est vrai qu'à la télé, on voit qu'il existe de plus en plus de stages destinés à "soutenir" ce genre de projets. Là encore, faut voir ce qu'on te propose (nous, on a une veine extraordinaire de bénéficier d'un excellent projet pilote) : les stages d'une semaine dans les Chambres de Commerce ne servent à rien pour ceux qui ont été salariés toute leur vie professionnelle (c'était notre cas).

En tout cas, si vous êtes intéressés par l'une ou l'autre de nos deux activités, n'hésitez pas à me contacter. C'est pas vraiment de la pub, ma boîte n'existe pas encore !

Écrit par : Rose | 16/11/2007

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