Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

12/02/2008

Un progrès

Poursuivons à propos des textos. Comme on n’arrête pas le progrès, ce moyen de communication si populaire n’a plus de secret pour les autorités non plus. Même si, dans cette affaire du fameux texto présidentiel présumé à Cécilia Sarkozy, un gros problème juridique risque de se poser – comment donc vérifier que ledit SMS a bel et bien été envoyé du portable du chef de l’Etat alors que ce dernier, constitutionnellement, ne peut faire l’objet du moindre acte d’instruction pendant toute la durée de son mandat? Bonne question.

 

Mais sinon, au-delà de ce cas d’espèce un peu particulier, les textos, les magistrats et les policiers connaissent bien cela. Ainsi, début mai 2007, dans l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, le ministère de l’Intérieur a discrètement mis en place une «plate-forme technique d’interception des données de connexion aux systèmes de communication». Derrière cette appellation barbare, se cache une grosse machine sophistiquée qui (moyennant diverses autorisations, évidemment) permet aux forces de l’ordre de tracer en temps réel, outre les mails envoyés ainsi que les adresses IP et forums fréquentés, tous les appels vocaux et messages SMS passés par téléphone mobile. Cette plate-forme est aujourd’hui amplement utilisée – à raison de 300 requêtes par semaine, dit-on –  dans le cadre de la lutte anti-terroriste. Physiquement, elle est localisée dans les locaux ultrasécurisés des services de renseignement de la police nationale, à Levallois-Perret, en banlieue parisienne.

 

La justice, de son côté, depuis cet été, est en train d’expérimenter son propre système d’interception et de surveillance des SMS pour répondre aux réquisitions des juges d’instruction et des procureurs. A terme (et là aussi moyennant bien sûr diverses autorisations), via l’opérateur téléphonique réquisitionné pour la cause, il suffira d’un simple clic pour faire basculer les textos de n’importe quel téléphone portable d'un particulier vers l’ordinateur d’un magistrat, et ce pour une durée maximale d’un mois. Seront concernés, surveillés et conservés à la fois les identités de l’émetteur et du récepteur de ces textos ainsi que le contenu intégral des messages.

Commentaires

Cela fait froid dans le dos !

Écrit par : Amazone | 12/02/2008

Les écoutes téléphoniques ont toujours existé. L'interception des sms n'est qu'une amélioration technique.... Je suis même étonné que l'Etat Français aie autant de retard dans ce domaine...

Les Etats Unis ont depuis longtemps ce genre de système, ce qui n'a pas empêché le 11 septembre 2001...

Et puis, ils vont lire : "g raT le trom g sui en retar" ... Super...

Écrit par : sylvain | 14/02/2008

Les commentaires sont fermés.