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05/05/2008

Une grande réussite

990a38778ecba3510f484c690d76dfd2.jpgAprès avoir été aisément réélu maire de Paris en mars dernier, Bertrand Delanoë se lance dans sa grande opération de conquête du Parti socialiste, les yeux probablement rivés sur l’élection présidentielle de 2012. Cette semaine, un texte de réflexion dans la perspective du congrès du PS en novembre. Puis un livre d’entretien dans lequel il dévoilera sa vision pour la France. Ensuite une campagne de com’ en béton et une tournée de promo dans tout le pays. Et enfin une journée d’étude fin mai rassemblant tous ses soutiens. La mécanique Delanoë est bien rôdée et, dans les semaines à venir, elle va montrer toute son efficacité.

En même temps, cette machine peut aussi connaître de spectaculaires ratés. Vient d’en témoigner, sur le plan européen, le sort qui a été réservé ces derniers jours par les électeurs aux trois personnalités politiques auxquelles le maire de Paris a ostensiblement apporté son soutien.

Ce fut d’abord, à la mi-avril, Walter Veltroni, longtemps maire de Rome et grand ami du maire de Paris, que ce dernier est venu soutenir dans la dernière ligne droite de sa campagne en tant que leader de la gauche italienne aux élections législatives. Résultat: Veltroni a été battu à plates coutures par Silvio Berlusconi. Ce fut ensuite le ministre italien de la Culture Francesco Rutelli, qui était candidat de la gauche aux municipales de Rome et auquel Bertrand Delanoë a officiellement apporté son soutien. Résultat: lundi dernier,  après vingt ans de gestion de gauche, la mairie de Rome a basculé à droite, tombant même aux mains d’un post-fasciste, Gianni Alemanno. Ce fut enfin, la semaine dernière, Ken Livingstone, le maire travailliste de Londres, qui briguait un troisième mandat et auquel, le dernier week-end d’avril, Bertrand Delanoë avait rendu visite. Résultat: ce week-end, «Ken le Rouge» a été spectaculairement battu par son opposant conservateur.

La diplomatie du maire de Paris affiche donc une grande réussite: trois soutiens, trois déroutes. Bertrand Delanoë n’y est sans doute pas personnellement pour beaucoup. Il n’empêche, ne serait-ce que sur le plan symbolique, son ego et son plan de carrière auraient sans doute espéré autre chose avant de se lancer à son tour dans la bataille.

Commentaires

Ce qui m'inquiète, c'est cette tendance nette des villes européennes à basculer du côté d'une droite dure et limite fascisme.
Paris fait exception. Il me semble que la droite dans notre capitale n'est pas "séduisante". Toujours les mêmes depuis Chirac: Tibéri, Goasguen...et je pourrais continuer longtemps!

Écrit par : Philippe | 05/05/2008

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