02.07.2008
Un palmarès
Ils ont été décernés lundi soir, et on n’avait pas encore eu l’occasion d’en parler – donc il est plus que temps: les Prix Press Club, humour et politique», édition 2008. Cette année, c’est le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo qui a été couronné, pour une petite phrase raillant implicitement l’hyperprésidence et l’omniprésence de Nicolas Sarkozy, au détriment de son chef de gouvernement François Fillon: «Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier ministre».
Parmi les nominés, on n’a pas trop été enthousiasmé par la petite phrase de François Hollande en pleine période de cacophonie gouvernementale («Sarkozy est passé de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac»): le leader du PS, un des hommes politiques les plus drôles de sa génération, peut faire beaucoup mieux. Idem pour la tirade de François Bayrou au lendemain de son échec aux élections municipales («Je vous le promets, nous aurons d’autres victoires»): le patron du Modem devrait verser des droits d’auteur à Ségolène Royal, qui avait dit peu ou prou la même chose le soir de sa défaite au second tour des présidentielles de 2007.
En revanche, on adore particulièrement cette sortie du secrétaire d’Etat aux Sports Bernard Laporte, en déplacement aux Dom-Tom: «Je voulais voir les Antilles de vive voix». C'est vraiment merveilleux. Cela rappelle le légendaire «à l’insu de mon plein gré» de Richard Virenque. Cela aurait même pu être dit par notre Jean-Claude Van Damme national. Une référence, comme chacun sait.
10:50 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Humour, Politique, Journalisme, Langue française, Sarkozy, Bayrou, Royal




Commentaires
On oublie aussi la phrase de Pascal Negre :
"Parce que si vous allez le [mp3] télécharger au Japon, avant que vous atteigniez le Japon et qu'il revienne, vous allez mettre trois jours avant de le télécharger."
Écrit par : sylvain | 02.07.2008
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