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12/09/2008

Un siège

Petit conseil d’ami, pour bien terminer la semaine. Si vous comptez circuler dans Paris ces 36 prochaines heures – en tant que Parisien vaquant à ses occupations ou en tant que visiteur de passage ici – , prenez toutes vos précautions et renseignez-vous bien (ici, par exemple). Pour la venue du représentant du Saint-Siège, en effet, la capitale est… en état de siège – c’est le cas de le dire.

D’ici à samedi soir, on ne comptera plus les artères interdites à la circulation, les stations de métro et de RER fermées, les itinéraires de lignes de bus modifiés, et autres «périmètres d’isolement» imposés. Rien que dans la capitale, quelque 3500 pandores sont mobilisés pour assurer la sécurité du Pape et le bon déroulement de son séjour. Pour retrouver pareille mobilisation des forces de l’ordre, il faut remonter à la dernière visite de George Bush.

Selon l’échelle des risques d’attentats établie par l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), Benoît XVI est classé en degré 2. Un niveau d’alerte qui nécessite par exemple le déploiement des officiers d’élite du Raid ou le recours au Service de protection des hautes personnalités. Ces agents auront notamment à leur disposition des tenues NRBC, qui leur permettront de faire face à d’éventuels attentats bactérologiques ou chimiques. Et pour la visite papale à Lourdes dimanche, ce sont carrément un avion-radar, des avions de chasse et des rampes antimissiles qui ont été déployés.

Tout cela donc pour une personnalité classée en degré 2 par les services anti-terroristes. Du coup, évidemment, on ne peut que se demander quel dispositif de sécurité encore plus impressionnant pourrait être déployé pour une personnalité catégorisée de niveau 1, à savoir le degré d’alerte maximal. Ici, toutefois, on touche sans doute à l’indicible. Ce degré, en effet, se réfère à «une menace absolue et imminente». L’horreur, en somme.

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