Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

26/09/2008

Une crise

b0b3037576bee9381961982becbc8786.jpgDeux crises au menu de cette semaine. D’abord, évidemment, la grande crise financière et bancaire internationale, dont Nicolas Sarkozy hier soir encore disait qu’elle était la plus grave que le monde ait traversé depuis 50 ans. Crise qui occupe tous les esprits et qui, visiblement, préoccupe les gens – plus de sept Français sur dix se disent inquiets de ses répercussions sur leur vie quotidienne. Et puis, il y a une autre crise dont les médias français ont pas mal parlé cette semaine. Elle semble plus anecdotique car elle concerne un secteur bien déterminé de l’économie, mais elle a un impact important sur l’ambiance et sur le cadre de vie, en ville particulièrement et à Paris tout spécialement. C’est la grave crise traversée par le secteur des bars et des restaurants.

Les derniers chiffres sortis mardi ne laissent pas la moindre place au doute. Au premier semestre 2008, près de 3.000 restaurants, bars et cafés ont déposé leur bilan en France. Cela signifie qu’en moyenne, un café ferme ses portes chaque jour dans ce pays. Selon les régions, la fréquentation des cafés, bars, brasseries et restaurants a chuté de 10 à 30%. En 1997, 85% des Français se rendaient très régulièrement au resto et/ou au bistrot. Dix ans plus tard, ils ne sont plus que 41%. Selon les professionnels, cette dégringolade du secteur est la conséquence directe et combinée de la baisse du pouvoir d’achat, de la loi interdisant de fumer dans les lieux publics et des campagnes permanentes de sensibilisation à une moindre consommation d’alcool et à une alimentation moins riche.

Depuis la publication de ces chiffres, on est parvenu non sans mal à retrouver, cachées dans le fin fond de notre documentation, quelques données relatives à la capitale proprement dite. Et elles ne sont guère plus réjouissantes qu’à l’échelle du pays.

A Paris, on dénombre quelque 1367 cafés-tabacs et débits de boissons. Entre 2000 et 2006, ce nombre a chuté de 17%. Rien qu’entre 2003 et 2006, 251 bistrots ont fermé leurs portes dans la capitale. Si rien n’est fait, considèrent les professionnels du secteur, dans quinze ans, 60% des cafés de quartier auront disparu au profit des cafés des grandes chaînes et des établissements touristiques.

Un petit noir serré au zinc typique du coin? Ou un café en gobelet encartonné dans un Starbucks, exactement pareil à celui qu’on pourrait boire dans un établissement de cette chaîne à Rome, New York ou Tokyo? C’est peut-être un brin caricatural de résumer de la sorte la situation, mais c’est tout de même un peu cela la question.

Commentaires

"Au premier semestre 2008, près de 3.000 restaurants, bars et cafés ont déposé leur bilan en France. Cela signifie qu’en moyenne, un café ferme ses portes chaque jour dans ce pays."

Euh... 3000 faillites en un semestre, ça n'en fait pas une par jour, mais autour de 17 par jour, non? Ce qui est effectivement énorme.

Note BDL: Ce chiffre qui est annoncé d'une fermeture par jour, et non 17 comme le voudrait le calcul, s'explique sans doute par le fait que chaque dépôt de bilan n'entraîne heureusement pas automatiquement la cessation de l'activité de restauration et la fermeture de l'établissement, ce dernier pouvant simplement être repris par un autre exploitant.

Écrit par : bruno (+ note BDL) | 26/09/2008

Cela montre que l'interdiction de fumer n'a pas pousser les gens à revenir... cela montre aussi le prix exhorbitant pratiqué par certains.
Quand je vois une pecheresse, acheté 1 euros et des bananes dans un supermarché à Chimay et 8 Euros dans un bar à paris... gloups.
Je reviens de l'Oktoberfest de Munchen avec un litre de bière à 8 euros 50... le célèbre "demi" (qui est en fait 25 cl) est 4,5 sur Paris...
Faites le calcul...

Écrit par : sylvain.luce | 27/09/2008

(Supprimé: hors sujet)

Écrit par : Yaka | 27/09/2008

Les commentaires sont fermés.