Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

28/01/2009

Une hausse (encore)

immobilier.jpgOn parlait hier ici des discriminations frappant l’accès au logement. A Paris, se loger reste plus que jamais hors de prix. Depuis des mois et des mois, les Parisiens entendaient ou lisaient de savantes analyses selon lesquelles les prix de l’immobilier allaient enfin baisser/avaient enfin baissé/ dans leur ville. Raté. Deux études publiées récemment viennent de prouver… exactement le contraire.

 

Ainsi, selon Seloger.com, «avec 8,6% de hausse en un an, les loyers ont explosé» en 2008 dans la capitale française. En cause, le manque chronique de logements disponibles. Et le ralentissement du marché immobilier: de nombreux candidats à l’acquisition attendent, pour acheter, que les conditions de crédit soient plus favorables et que les prix baissent. Du coup, dans l’immédiat, ils se reportent sur la location, cette demande croissante faisant grimper les loyers. Même si un tassement a été enregistré ces trois derniers mois, le prix moyen du mètre carré loué à Paris s’affiche encore à 28,7 euros. Faites le calcul. Si vous vivez en couple, avez un enfant et voulez un appartement de 50 mètres carrés (ce qui, pour trois personnes, n’est tout de même pas énorme) à Paris, vous devrez débourser chaque mois 1435 euros de loyer.

 

Acheter alors, puisque louer reste hors de prix? Raté, ici aussi. Le meilleur indicateur en la matière sont les chiffres de la Chambre des notaires de la région parisienne. Or, selon ces données, en 2008, les prix de l’immobilier acquisitif dans la capitale ont encore progressé de 4 à 5%. A Paris, le prix moyen au mètre carré s’affiche désormais à 6630 euros. L’arrondissement le plus cher reste le sixième (Saint-Germain des Prés, les environs du jardin du Luxembourg, etc.) à 10200 euros (+11%), suivi du septième (la tour Eiffel, les Invalides, et tout cela) à 9740 euros. Dans notre cher (c’est le cas de le dire) quartier Bastille-Haut Marais, on oscille entre 6000 et 8000 euros le mètre carré. Ici aussi, faites le calcul: un 50 mètres carrés dans le coin vous coûtera quelque 350.000 euros. Soit à peu près trente années de salaire minimum.

 

immobilierencore.jpgComment expliquer cette résistance parisienne à la chute nationale des prix de l’immobilier? Pour le patron du groupe Orpi, «le marché de la capitale est atypique: la demande y est encore sensiblement supérieure à l'offre. En outre, il y a une très forte proportion de ménages qui ne recourent pas ou peu à l'emprunt pour acheter». Concernés notamment, les étrangers fortunés qui acquièrent un pied-à-terre à Paris au titre de résidence secondaire. Dans la capitale, ces achats représentent près d’une transaction sur dix. Et dans certains quartiers cotés comme les Champs-Elysées – cela doit être vrai aussi pour le Marais – les transactions effectuées par des investisseurs étrangers constituent près de 40% des ventes réalisées.

 

Mais, depuis la crise financière et boursière internationale, ces acquéreurs (russes, asiatiques ou américains, pour l’essentiel) seraient de moins en moins nombreux à Paris. C’est ce qui expliquerait en partie la chute du nombre de transactions enregistrée dans la capitale en 2008. Et c’est ce qui, d’après les experts, annoncerait une chute des prix enfin dans la capitale française en 2009. Mais peut-on encore se fier à ces prévisions?

Commentaires

Rien ne tourne rond dans cette capitale de toute façon.
Que des investisseurs étrangers arrêtent d'acheter, ca me parait une bonne chose quand même ! On évitera d'avoir des immeubles avec des loyers qui partent à l'étranger....

Écrit par : sylvain | 29/01/2009

Les commentaires sont fermés.