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12/03/2009

Une déclaration

Les transports en commun parisiens ont beau être, pour beaucoup de gens, une horreur quotidienne, ils peuvent aussi être le théâtre de moments merveilleux. C’est ce qu’on s’est dit ce matin en se promenant sur une rubrique d’un des innombrables weblogs ou forums (ici, ou ) dans lesquels les usagers des transports à Paris racontent leur galère.

 

Ainsi, cette délicieuse déclaration d’amour: «Recherche charmant conducteur. Cela fait plus d’un an que je te vois occasionnellement au volant de la ligne 206-207. Je n’ai pas souvent la possibilité de te croiser ou de monter dans ton bus mais lorsque j’ai enfin cette chance, je ne te quitte pas des yeux». Ou celle-ci: «Gare Montparnasse vendredi 27 au soir. Il était 23h30 environ quand nous nous sommes croisés. Tu téléphonais en marchant en sens inverse. Tu m’as alors lancé un regard avec des yeux d’émeraude dont je me souviendrai». Ou encore: «Il était 20h45 dimanche 1 mars, nous étions sur la ligne 4, direction porte de Clignancourt. J’avais un blouson noir de moto, je suis brun, yeux marron, mal rasé …Tu étais châtain claire et ravissante!!» Sans oublier «Moi, écouteurs sur les oreilles, la tête dans la lune. Toi devant. Je t’ai marché dessus. Tu en as perdu ton talon aiguille. Oups!»

 

Tiens, à propos de déclarations d’amour: la RATP récompense ce soir, dans le cadre du Salon du Livre qui se tient en ce moment à Paris, les lauréats de son grand concours « Un regard – Un sms». Il s’agissait, pour les voyageurs, de décrire par texto (en 160 signes maximum) «les regards amusés, amicaux, séducteurs, échangés lors de leurs trajets dans le métro». 9.000 personnes ont participé à ce concours.

 

La déclaration d’amour lauréate est écrite dans un style on ne peut plus «d’jeuns». Cela donne «Acte 1: Matuvu? Tépavu...Tumavu ? Panonplu Acte 2: Jetévu ! Tumaplu, Tulasu, Jetéplu, Oncévu, Oncérevu, çataplu? Acte 3 : Cétouvu, Onskitplu... ». Le deuxième prix est plus classique, limite poncife romantique: «Et si s'aimer ce n'était pas regarder dans la même direction, mais fermer les yeux et voir la même chose... ?» Le troisième prix, on l’adore: «Deux vitres nous séparaient lorsque nos yeux se sont croisés. Dans le métro, comme foudroyées, nous nous sommes regardées, choquées...Nous avions la même robe!» Si typiquement futile, si délicieusement parisien.

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