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25/03/2009

Un prix

Avec la crise, les Français changent leurs habitudes alimentaires. Même la grande presse internationale basée à Paris en parle (par exemple ici, dans le blog d’un confrère et ami britannique): la traditionnelle et sacrosainte pause-déjeuner au resto du coin entre collègues de bureau est de plus en plus concurrencée par le sandwich grignoté en vitesse et moins cher. Du coup, jamais le mythique «jambon-beurre» ne s’est autant vendu dans l’Hexagone.

 

Raison de plus pour saluer le lauréat du prix que vient de décerner la ville de Paris à la meilleure baguette de la capitale. Ce prix est attribué chaque année par des professionnels de la boulangerie. Il prend en compte des critères comme l’aspect, la cuisson, l’alvéolage, l’odeur ou le goût de la baguette. Le gagnant du millésime 2009 est «Le Grenier de Félix», qui officie dans le quinzième arrondissement. Et bonne nouvelle en ces temps de disette: la «meilleure baguette 2009 de Paris» se vend au prix correct d’1€10 l’unité.

 

Tiens, à propos de prix de denrées de base, selon une enquête qui vient d’être réalisée par le ministère de l’Economie auprès de 2.470 restaurants situés dans 100 départements, le prix moyen d’un café dans ce pays est de 1€73. Le problème est que, pour les gens qui habitent dans les régions les plus chères du pays, l’intérêt de ce genre d’enquête nationale est très relatif. Car, comme le notait l’autre jour un responsable d’un syndicat de la restauration, en termes de prix, il y a vraiment de la marge entre ceux pratiqués dans un petit resto du fin fond du Cantal et ceux en vigueur au «George V», le célèbre hôtel parisien.

 

Cela dit, quand on vit à Paris, il ne faut pas spécialement passer ses journées dans les palaces pour être estomaqué par le niveau des prix. On en a encore fait l’expérience dimanche après-midi, dans un lieu aussi cheap que le centre commercial du Forum des Halles. Avec un copain, on s’apprêtait à entrer dans une salle du multiplexe cinéma de l’UGC. On eut soudain une soif inextinguible. Direction le comptoir où on vend le pop-corn, les glaces, et tout cela. Un Coca Light. 2€40. 2€40! Cela fait, si l’on compte bien et dans les anciennes monnaies, plus de 15 francs français ou 100 francs belges! Et même pas un gobelet grand format, pour ce prix: medium. Et même pas bon, le coca: mal dosé, plus trop pétillant, goût cartonné, à oublier au plus vite.

 

Vivre à Paris décidément, parfois, cela n’a pas de prix.

Commentaires

Pour info et invitation sous-entendue: 700 pesos (presque un euro) le café à Viña del Mar (Chili)! Mais pas de baguette francaise! On ne peut pas tout avoir dans la vie, et c'est vrai que "vivre á Paris, cela n'a pas de prix!"

Écrit par : Angela | 25/03/2009

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