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07/04/2009

Un remplacement

sanisette.jpgToujours non au ras des pâquerettes, plutôt rares ici, mais au ras du macadam, Paris en ce moment s’occupe de… ses lieux d’aisance. Comme d’ailleurs la Ville de Bruxelles, qui, lisait-on l’autre jour dans «La Libre», va installer de nouvelles toilettes publiques sur son territoire. Dans la Ville lumière, l’on est en train de procéder au programme de remplacement des 400 sanisettes qui, depuis le début des années 80, parsèment la cité.

 

A titre perso, on l'avoue, ces toilettes publiques sont bien un des rares endroits de la capitale où, pendant toutes ces années de Parisien, on n’a jamais trop osé s’aventurer. Appréhension de se retrouver dans des lieux aussi clos. Idée sans doute totalement reçue d’y être confronté à une propreté douteuse et à des odeurs nauséabondes. Vague crainte que la porte de ces toilettes, à cause d’un dysfonctionnement technique quelconque, s’ouvre avec impudeur alors qu’on est en pleine occupation. Hantise carrément que cette porte ne s’ouvre pas quand on a terminé et qu’on reste donc enfermé là pendant des heures dans l’attente d’hypothétiques sauveteurs. Une hantise qui, cela dit, a l’air d'être assez répandue dans l’imaginaire populaire parisien puisque c’est expressément pour éviter que les gens craignent d’y rester enfermés que les nouveaux modèles de sanisettes en cours d’installation prévoient, outre une porte automatique, «une ouverture de secours manuelle».

 

Le diable se niche dans le moindre détail, dit l‘adage. Mais l’ingéniosité et la créativité aussi, comme l’illustrent bien ces nouvelles sanisettes parisiennes.

 

Ainsi, l’eau de pluie sera récupérée au niveau du toit de l’édicule et servira au lavage de son plancher, permettant ainsi des économies d’eau. Un puits de lumière aménagé dans le toit  des toilettes offrira un éclairage naturel qui complètera l’éclairage arttificiel, lui-même de faible consommation. Un détecteur de présence permettra de n’éclairer les lieux que lorsqu’ils sont occupés. On nous annonce aussi «un espace intérieur agrandi», une accessibilité conçue à 100% pour les handicapés (instructions sonores, en braille, etc.) ainsi qu’«une sonorisation d’ambiance» mais là, on craint un peu le pire: genre atroce «musak» d’ascenseur, qu’ils seraient bien capables d'assortir, en plus, de publicités commerciales.

 

sanisetteenrue.jpgQuant à son design, cette sanisette high-tech présentera «une ligne inspirée de l’arbre, avec une base qui soutient la structure comme un tronc soutient les branches».  Le tout, assure la mairie, «s’intègre parfaitement à l’environnement urbain parisien». On verra cela. En la matière, de toute manière, on peut difficilement faire pire que les édicules actuels, qu’on a toujours trouvés particulièrement hideux.

Commentaires

C'est vrai que pour une population équipée à 98,73 % de GSM, l'angoisse de rester enfermé est tout à fait compréhensible.

Petite question : savez-vous que, même à la campagne, l'eau de pluie peut avoir une odeur un peu forte. Celle de la rue de Rivoli sera bien sûr différente mais cette eau sera-elle le meilleur choix pour le nettoyage ? Et les micro-organismes seront-ils aussi efficacement détruits que dans le système de distribution d'eau ? Sans parler des feuilles, canettes et autres détritus qui boucheront rapidement les filtres.

Et une fausse bonne idée de plus, UNE !

Écrit par : Parker Pyne | 17/04/2009

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