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13.07.2009

Un recul

Pas de «Matrix» dans le métro de Paris. Sans tambour ni trompette, la RATP vient de s’incliner devant la mobilisation des activistes anti-pub, très offensifs dans le réseau de transport public parisien. Cela concerne une fois de plus les fameux panneaux publicitaires à cristaux liquides «NumériFlash», que la régie veut généraliser dans le métro (relire ici ou ). Outre qu’ils sont sonores et animés, ces panneaux disposent d’une armada de capteurs électroniques. Selon les associations, ces capteurs sont capables de «déterminer le sexe des passants, leur âge, la couleur de leur peau, le type de vêtements portés, et d'analyser l'expression faciale tout en précisant la zone de l'image» regardée par l'utilisateur du métro/le consommateur moyen/ sur le message publicitaire. Ce qui ferait de ces «NumériFlash» des «panneaux publicitaires espions». Et bien, finalement, ces capteurs ne seront pas activés.

 

L’autre jour, en effet, la RATP a annoncé tenir compte «des nombreuses questions posées par ces installations». Et renoncer à activer ce «dispositif de comptage». Ravi de l’abandon de cette «vidéosurveillance publicitaire», les anti-pubs, pour autant, ne démobilisent pas. «La partie n’est pas terminée!», assurent-ils. Avec ces panneaux, les activistes dénonçaient «une quintuple pollution: visuelle, énergétique, mentale, électromagnétique, des libertés publiques. Or, les caméras en moins, il en reste encore quatre!» En plus, au moment où, en France, les grands sommets sur l’environnement («Grenelle», etc.) se succèdent, les opposants aux «NumériFlash» relèvent que chacun de «ces panneaux, d’une puissance de  1000W et allumés en permanence, consomment autant d’électricité que 3 foyers de 4 personnes!». Alors que «chacun est incité à maîtriser sa consommation et à réduire son empreinte énergétique», voilà qui leur semble relever du «gaspillage» et d’une «pollution publicitaire scandaleuse».

 

Qu’en pense-t-on au ministère de l’Environnement?

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