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02/09/2009

Un slogan

noweekend.jpgMême si tout cela a été finalisé alors que la plupart des Français étaient déjà partis ou en partance à la plage, une réforme sociale fondamentale pour l'Hexagone a été adoptée cet été: la libéralisation de l’ouverture des commerces le dimanche. On n’a d’ailleurs pas fini d’en parler. Pas plus tard qu’hier, à Lille, la justice a enjoint la chaîne de supermarchés ‘Match’ à respecter l'obligation légale de repos hedomadaire. Le syndicat CDFT avait porté plainte après avoir constaté que, dans douze magasins de la région, les supermarchés de cette enseigne ouvraient le dimanche sans fermer un autre jour de la semaine, en compensation. ‘Match’ a donc été prié de respecter la loi, sous peine d’astreintes. «C'est la fin de l'esclavage moderne», s'est félicité hier l’avocat du syndicat. Selon qui «on est tous d'accord pour dire que le travail est une valeur cardinale, mais la valeur du repos est tout aussi importante».

Et à Paris, au fond? La nouvelle loi met théoriquement fin à une situation un peu bizarre, que Nicolas Sarkozy en personne avait maintes fois dénoncée. A savoir le fait que, sur les Champs-Elysées le dimanche, selon que l’on déambulait sur l’une ou l’autre de ses rives, on trouvait soit des magasins ouverts (les boutiques à caractère culturel, sportif ou récréatif), soit des magasins fermés (tous les autres commerces) – plus personne ne s’y retrouvant au final. Depuis l’entrée en vigueur de la réforme, cependant, les choses tardent à changer sur «la plus belle avenue du monde»; nombre de ses boutiques sont toujours fermées le dimanche.

 

Les commerçants parisiens, assure-t-on, sont, dans leur immense majorité, ravis de la nouvelle législation. Dans la capitale, toutefois, des poches de résistance semblent subsister. Témoin, cette affichette que l’on voit parfois collée sur la devanture de boutiques – y compris dans notre Marais, quartier pourtant (péniblement) bondé d’acheteurs le dimanche. L’affichette met en parallèle Nicolas Sarkozy et son grand «copain» Barack Obama. En regard du slogan fétiche du Président américain, elle affuble son homologue élyséen d’un slogan parodique, critiquant sa libéralisation du travail dominical. Cela donne donc… «Yes we can» contre «No week-end»

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