13.10.2009
Une cause
Difficile de passer à côté de la chose en ce moment, tant les spots à la radio sont omniprésents. Ces jours-ci en France, a lieu "Octobre Rose", une grande campagne de prévention contre le cancer du sein. Et pour cause. Chaque heure qui passe dans ce pays, une femme meurt des suites de cette maladie. Qui, entre 45 et 65 ans, est carrément responsable d’un décès sur deux. Des chiffres d’autant plus effarants que 90% des cancers du sein sont guérissables s'ils sont diagnostiqués et traités à temps.
Dans cinq arrondissements de l’Est parisien, une campagne de promotion de la mammographie se décline également... dans les boulangeries. Désormais, quand on y achète une baguette, elle est emballée dans un sachet où est indiqué «Dès 50 ans, c’est tous les deux ans». Plus de 600.000 sachets à baguettes ornés de ce slogan ont été imprimés et seront distribués par les boulanger(e)s dans les jours à venir. Le but de cette déclinaison parisienne de la campagne nationale est de sensibiliser notamment dans les quartiers populaires de la capitale. Où, par manque d’informations ou par crainte d’un diagnostic défavorable, seulement 24% des femmes ont recours au dépistage organisé et gratuit, un pourcentage beaucoup plus bas que celui de tous les autres départements français.
A propos, sur le même sujet, l’autre jour au Bois de Vincennes, se déroulait Odyssea: la grande course et marche à pied qui, à Paris chaque année, est organisée au profit de la lutte contre le cancer du sein. Quelque 14.000 athlètes confirmés ou sportifs du dimanche y ont participé, ce qui a permis de récolter 175.000 euros. C’était vraiment bien, d’ailleurs, cette course à pied. Elle a rassemblé beaucoup de femmes évidemment mais aussi énormément d’hommes, ce qui était réjouissant. A notre goût, le speaker de service, qui officiait au micro, en a un peu trop rajouté dans le pathos, avec en boucle des tirades du genre: «Regardez ce flot immense d’hommes et de femmes qui s’engagent pour cette cause! Il n’y a pas de mots assez forts pour décrire notre émotion!», «Quel merveilleux témoignage de solidarité et de fraternité!», et bla bla bla. N’empêche, l’ambiance était particulièrement chaleureuse. Ainsi lorsque, au moment de franchir la ligne de départ, tous les coureurs étaient invités à lever les bras bien haut vers le ciel, en signe de solidarité avec les malades, présents ou à venir.
Courir, quand c’est pour son propre plaisir, cela fait déjà beaucoup de bien. Quand, en plus, cela sert aussi à autrui, on a tendance à allonger encore un peu la foulée et à beaucoup moins sentir le poids des kilomètres. C’est donc encore mieux.
10:44 Publié dans Dans le vent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, santé, paris, sports




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