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10/11/2009

Un plan d’urgence

lemétro.jpgCet après-midi à l’Elysée, se tient une grande réunion interministérielle destinée à peaufiner les derniers détails du plan de bataille français contre la grippe A. Il n’est pas trop tard, mais il est plus que temps. C’est ce jeudi, en effet, que débute en France la campagne de vaccination de la population générale. Après la vaccination des personnels de santé prioritaires – sans beaucoup de succès: il se confirme que peu nombreux sont les professionnels ayant accepté de se faire piquer –, avant le lancement de la vaccination dans les écoles, sont invités cette fois à se faire vacciner quelque 6 millions de personnes. A savoir l'entourage familial des nourrissons de moins de 6 mois, les professionnels de la petite enfance et des maisons de retraite ou les sujets à risque de moins de 65 ans: malades chroniques, personnes atteintes de pathologies respiratoires ou infectieuses, etc.

 

Pour l’heure, en France comme ailleurs, nul ne sait si, à la faveur de l’hiver, l’épidémie de grippe A va prendre ou non des proportions incontrôlables. A ce stade, rien n’indique que des centaines de milliers de Français vont, ces prochains mois, être touchés par la maladie. Et devoir par exemple s’absenter du travail, avec les conséquences que l’on imagine pour l’économie. Il n’empêche, dans les secteurs stratégiques, toutes les dispositions ont été prises pour pouvoir gérer un éventuel absentéisme massif du personnel.

 

C’est notamment le cas dans les transports publics à Paris. Et pour cause. Chaque jour, plus de 10,5 millions de voyageurs empruntent les lignes de la RATP. Dès lors, il n’est évidemment pas question que le métro parisien reste à l’arrêt ou soit considérablement perturbé quelques semaines ou simplement quelques jours, si d’aventure une majorité du personnel de la RATP se retrouvait clouée au lit par la grippe.

 

danslemetro2.jpgQue prévoit le plan d’urgence de la RATP en cas d’épidémie grippale majeure? Les Parisiens retrouveraient globalement le service réduit qui est de mise dans la capitale au mois d’août, avec des trains beaucoup moins fréquents mais continuant tout de même à circuler. Le personnel pourrait aussi être concentré sur les lignes de métro dites «prioritaires». Une grosse moitié des lignes de la RATP sont reprises sous ce vocable. En gros, ce sont les lignes qui traversent la capitale de part en part. En particulier, ce sont les lignes 1, 4, 5, 7, 9, 13 et 14. En outre, les tronçons des lignes RER situés dans Paris intramuros pourraient temporairement ne pas être mis en service, et les stations ad hoc («Invalides», «Musée d’Orsay», «St-Michel Notre-Dame», etc.) être provisoirement fermées. Ce qui obligerait leurs utilisateurs habituels à se reporter sur le réseau du métro. Mais permettrait de mettre le paquet sur les liaisons entre Paris et sa banlieue le soir (et dans le sens inverse le matin) et d’assurer une exploitation relativement normale des liaisons de banlieue à banlieue.

 

Tout est donc fin prêt dans les transports de la capitale, au cas où. Malgré tout, il va sans dire que, le cas échéant, cela risque d’y être légèrement la pagaille.

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