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22/12/2009

Un créateur

castelbajacnoel.jpgPas terribles, les illuminations de fin d’année et décorations de Noël des grands magasins, cet hiver à Paris. Ce n’est évidemment que notre humble avis. Et, sur cette question on ne peut plus de saison, le Parisien moyen ne partage pas forcément cette impression. Mais, à titre purement personnel, autant les années précédentes, on était plutôt sous le charme du visage hivernal que présentait la capitale, autant cet hiver, on trouve l’ensemble assez moyen.

 

Car, bon, dans ces décorations et illuminations, on trouve tant de déjà vu (les Champs-Elysées). Tant d’imagerie censée féerique mais au final plutôt facile voire tarte à la crême, dégoulinant de consensualisme voire de miévrerie (les Galeries Lafayette). Tant d’exotisme de pacotille (les vitrines «slaves» du Printemps Haussmann, ou les libellules lumineuses si champêtres projetées sur le plafond du Forum des Halles). Tant de kitsch, de dorures, de roses, de rouges et de mauves qui, à force, finissent par être écoeurants (un peu partout). Tant de redites peu imaginatives (les arbres enneigés, etc: idem un peu partout).

 

En revanche, on a été assez agréablement surpris par les œuvres urbaines d’un créateur français qu’on croyait disparu de la circulation depuis longtemps, tant on a peu entendu parler de lui ces dernières années. Mais un créateur qui, finalement, semble plutôt revenir à la mode cet hiver à Paris: Jean-Charles de Castelbajac.

 

Pour les fêtes de fin d’année dans la capitale française, «le Courrèges des années 70», comme on appela jadis ce couturier, a notamment relooké l’immeuble vitré du Drugstore Publicis, sur les Champs-Elysées. L’«immense vitrail pop» qu’il a créé sur le bâtiment éclate de couleurs vives. Et, par sa franchise, tranche agréablement dans ce paysage décoratif si uniforme. On y retrouve un peu l’esprit des mailles déstructurées et des couleurs flashy qui firent la réputation de celui qui, à l’époque, habilla des héroïnes télé aussi mémorables que Farah Fawcett-Majors dans les «Drôles de Dames/Charlie’s Angels» ou Joanna Lumley/Purday dans «Chapeau melon & Bottes de cuir».

 

Castelbajac encore et toujours cet hiver à l’autre bout de la ville, rive droite cette fois. Le BHV, en effet, l’a réquisitionné pour habiller son grand magasin de la rue de Rivoli. Le couturier voulait y créer «un Noël électro, un Noël technicolor, un univers poptissime». Il a jeté son dévolu sur un objet aussi usuel que le tube néon. Puis l’a «démultiplié dans les différentes couleurs de l’arc-en-ciel, pour créer le spectacle». L’objectif ? «Un festival qui naît lorsque l’on remonte la rue de Rivoli. Une immense frange de néons sur laquelle on surfe comme sur une vague. Mon installation transforme le BHV en un vaisseau de lumière du XXIème siècle».

 

bhvnoel.jpgLe résultat est plutôt réussi, se dit-on chaque fois que l'on passe le soir rue de Rivoli. La répartition des couleurs voulue par le créateur (chaudes sur la façade côté Concorde, froides vers la Bastille) marche assez bien. On regrette d’ailleurs de ne pas être passé par là le mois dernier, le soir où cette déco de Noël a été inaugurée. En effet, la «marraine exceptionnelle» des festivités n'était autre que Beth Ditto, l’impayable et épatante chanteuse du groupe Gossip. Pour le coup, la fête a dû être assez drôle.

Commentaires

L'abus d'alcool nuie à la santé, il faut changer de ville, vous fatiguez... Et ça peut se comprendre.
Demandez Lyon et Marselha/Marseille, ajoutez-y un peu de Tolosa/Toulouse et Bordèu/Bordeaux, un peu de Baiona/Bayonne et de Nantes/Naoned, ça change la vie !

Écrit par : Godilhaire | 24/12/2009

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