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02/03/2010

Une richesse

unechouette.jpgPeu de nature à Paris, écrivait-on dans ce blog hier. Pas si peu que cela finalement, semble-t-il. La capitale française serait même «un carrefour biogéographique très riche». C’est en tout cas ce qu’on peut lire dans le programme lancé l’autre jour par la mairie à l’occasion de l’Année mondiale de la biodiversité qu’est l’an 2010.

 

Ainsi, auraient élu domicile à Paris «plus de 2000 espèces de plantes sauvages et de champignons et autant d’espèces animales». Parmi ces dernières, plus d'un millier d’insectes différents: papillons, libellules, fourmis, abeilles, etc. Dix espèces d’amphibiens, dont paraît-il des «crapauds accoucheurs» et «tritons palmés»  – autant vous dire que, depuis la dizaine d’années que l'on arpente le bitume parisien, on n’y a jamais vu ce genre de bestioles. Trente-trois espèces de mammifères: hérissons, fouines, chauve-souris, renards ou écureuils – idem: inconnus à notre bataillon de Parisien moyen. Quarante-huit espèces de mollusques – ça oui, on peut en témoigner: les terrasses du bureau et la cour de la maison sont envahies à longueur d’années par les escargots. Paris regorgerait également de lézards et d’orvets, de faucons et de chardonnerets, et même de truites, d’anguilles et de brochets.

 

Cette grande richesse biologique s’expliquerait par «la présence d’une mosaïque de milieux de vie, l’abondance de nourriture, moins de prédateurs et des températures souvent clémentes». D’où la présence y compris d’orchidées sauvages dans les bois et certains jardins de la capitale. D'où aussi le fait qu’au cimetière du Père Lachaise par exemple, on peut tomber sur des espèces végétales protégées (comme la «renoncule à petites fleurs») et sur des animaux a priori aussi peu urbains que la chouette hulotte.

 

Dans le cadre de cette Année de la biodiversité, les Parisiens sont invités à participer à l’élaboration d’un observatoire de la flore et de la faune sauvages. Sur des sites donnés, ils seront mis à contribution pour observer, recenser et consigner des plantes sauvages mais aussi des animaux «ayant un intérêt particulier en matière de biodiversité urbaine et indicateurs de la qualité du milieu», tels les insectes pollinisateurs. Photos et vidéos réalisées par les riverains seront également les bienvenues.

 

Vu des arrondissements centraux où l’on vit, et dont, on l’avoue, on ne s’éloigne que rarement, tout cela paraît furieusement et délicieusement bucolique – limite exotique.

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