23.04.2010
Un décloisonnement
Un peu de culture, pour bien terminer la semaine. Ce sera le gros chantier culturel à Paris, ces prochaines années. Et il a été présenté cette semaine. Il concerne le Grand Palais, ce sublime édifice non loin de la Seine. Qui, après avoir longtemps vivoté et même, physiquement, pourri sur pieds, commence à trouver sa place dans le paysage culturel, pourtant déjà si vaste, de la capitale.
Mais cet immense paquebot se sent trop à l’étroit pour remplir toutes ses ambitions. Trop cloisonné surtout, lui qui est divisé entre le Palais proprement dit, les Galeries nationales et le Palais de la découverte. Le projet de rénovation présenté mercredi entend renouer avec le faste, les volumes aérés et les expositions populaires des débuts du Grand Palais, lors de l’Expo universelle de 1900. Dès lors, la nef du premier étage va être dotée de galeries d’expositions suppplémentaires. Une section spécialement dédiée aux activités numériques sera créée. Les espaces du bâtiment aujourd’hui sous-utilisés seront revus, et leur réorganisation fera l’objet d’un concours international d'architecture. Le tout permettra de doubler la capacité d’accueil de l’ensemble, la faisant passer de 10.000 à 20.000 visiteurs par jour.
Les travaux ne devraient pas être achevés avant plusieurs années. Leur budget sera de 236 millions d'euros, payé pour moitié par le ministère de la Culture. Le Grand Palais devant s'aquitter de l'autre moitié de l'addition, il prévoit l’installation en son sein de cafétéria, boutiques et autres espaces marchands – ben voyons, il faut bien trouver les fonds quelque part...
Tout aussi prosaïquement, l’amateur d’art fréquentant ce lieu, au-delà de futurs éblouissements culturels éventuels, sentira très physiquement l’amélioration de son confort de visite. En effet, le projet de rénovation prévoit «l’installation d’un système de régulation thermique dans la nef». Excellente nouvelle. Car ce n’est vraiment pas un luxe. Aujourd’hui, en effet, en dehors de la belle saison, il fait souvent péniblement froid dans cet édifice visiblement très difficile à chauffer vu ses dimensions colossales. Dès lors, son décloisonnement et l’augmentation de ses surfaces utiles étaient difficilement imaginables sans une amélioration en la matière.
11:14 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, patrimoine, paris




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