05.07.2010
Un mauvais bilan
Juste avant de partir en week-end, on parlait dans ce blog de la chaleur insupportable qui règne dans les rames de certaines lignes du métro de Paris. Un autre problème qui, lui, touche le réseau de la RATP dans son ensemble est celui de la régularité – de l'irrégularité, plutôt – généralisée des trains. Un bilan dressé et rendu public à la fin de la semaine dernière par l'autorité organisatrice des transports en région parisienne a une nouvelle fois mis en lumière ce fléau bien connu des 10,5 millions de clients quotidiens de la RATP. Selon ce rapport, en effet, en 2009, seules... 3 des 14 lignes de métro de la capitale ont rempli leur objectif en ce qui concerne la régularité du trafic.
La championne toutes catégories de la régularité est, sans surprise, la ligne 14 (Grande Bibliothèque-Madeleine). Sans surprise, car il s'agit de la seule ligne du réseau qui est automatisée et qui bénéficie sur tout son parcours de portes palières sur les quais, qui empêchent les accidents et donc assurent la régularité du trafic. Sans surprise non plus, la ligne la moins performante est la satanée ligne 13 (Asnières/Saint-Denis-Châtillon Montrouge), qui est depuis des années notoirement sursaturée et dans un état pitoyable. Juste derrière elle, et faisant à peine mieux, la 1 (La Défense-Château de Vincennes): la ligne la mieux connue des touristes et la plus fréquentée de Paris (750.000 voyageurs par jour). On ne s'étonnera donc guère que, sur ces deux lignes, la RATP est en train d'aménager le plus possible de portes palières, a fortiori aux stations les plus fréquentées.
Les lignes 2, 5,7 et 12 figurent parmi les plus irrégulières du réseau. La 10, la 8 et la 11 sont parmi les plus régulières. Quant aux pauvres usagers du RER, ils sont encore plus mal lotis que ceux du métro. Seule une ligne (la E) a rempli ses objectifs, la situation étant particulièrement tendue sur les lignes A et B. Ainsi, sur cette dernière ligne, seuls 78 % des voyageurs arrivent à destination à l’heure ou avec un retard de moins de cinq minutes, très loin de l'objectif de 94% qui avait été fixé au RER B.
Un très mauvais bilan global, donc. Ce qui, le 1er juillet dernier, n'a évidemment pas empêché les tarifs de ces même transports publics d'à nouveau augmenter. Une augmentation d'une régularité semestrielle qui, elle, visiblement, ne souffre d'aucun retard. C'est comme ça.
10:45 Publié dans Dans le viseur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : métro, transports, paris



