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08.07.2010

Une découverte

Aujourd'hui, on prend le risque de paraître complètement décalé par rapport à l'actualité brûlante du moment en France. En faisant dans l'anecdotique, alors qu'une certaine affaire (d'Etat ou pas) agite la classe politique et médiatique. Mais, au vu du nombre de Parisiens qui nous ont parlé de cette info depuis que, relayée par l'AFP, elle est tombée hier après-midi, c'est aussi cela qui intéresse les gens dans leur vie quotidienne, ici. Cette affaire-ci concerne le métro. Et une découverte animalière surprenante qui y a été faite la semaine dernière par les pompiers de la capitale.

 

Des animaux dans le métro de Paris, on en a déjà vu pas mal. Des rats, des souris et des mulots. Des blattes, des guêpes, des mouches et des moustiques. Des pigeons et des moineaux. Des chats et des chiens perdus parfois même, dit-on. L'autre jour, on a même croisé un voyageur qui dans la rame, faisait sensation: il promenait en laisse ce qui ressemblait à un furet ou à une fouine. On sait aussi que les grillons ont cessé d'égayer de leurs crissements provençaux les souterrains de la RATP car ces bestioles, grandes gourmandes paraît-il de mégots, ont déserté le métro dès qu'y a été interdite l'herbe à Nicot. Cela, c'est le bestiaire métropolitain parisien classique et habituel. L'autre jour, en revanche, c'est avec stupeur que la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, appelée à la rescousse par la RATP, a dû s'occuper, pour la première fois, d'un... serpent.

 

Si l'on en croit le récit de la préfecture de police, cela s'est passé précisément vendredi dernier à 16h20 à la station de métro Télégraphe, dans le vingtième arrondissement. Une couleuvre a été découverte, lovée dans une poubelle d'un quai de la ligne 11. Le reptile a été capturé puis remis à une animalerie. Nul ne sait comment il avait abouti dans le métro. «L’été amène malheureusement son lot d’abandons d’animaux familiers», a commenté la préfecture, pour qui «le cas de cette couleuvre illustre bien le phénomène s’étendant aux nouveaux animaux de compagnie, qui font l’objet d’un engouement certain». Les pandores en ont donc profité pour rappeler que «tout abandon d'animal est considéré comme un acte de cruauté réprimé par l'article 521-1 du code pénal, et est passible d'une peine de 2 ans de prison et 30.000 euros d'amende ainsi que d'une peine complémentaire d'interdiction de détention d'un animal, provisoire ou définitive».