27.07.2010
Une épidémie
Sophie Marceau vient d'avoir la varicelle. Sous peine de casser illico le mythe du journaliste d'office et par définition ami des stars, précisons d'emblée que, si on a appris cette nouvelle, ce n'est pas parce qu'on est intime avec l'intéressée mais simplement parce qu'on la lue ce week-end dans un magazine féminin – comme quoi, pour s'informer de l'actualité, on lit vraiment de tout. D'un intérêt très relatif, cette info sur l'état de santé de l'actrice préférée des Français? Oui, si ce n'est qu'elle nous donne l'occasion d'évoquer l'épidémie de varicelle qui frappe en ce moment la capitale française. Selon les données collectées dernièrement par les médecins du réseau Sentinelles, qui surveillent l'évolution des épidémies dans chaque région , 82 cas de varicelle par 100.000 habitants ont été recensés à Paris et dans sa région. C'est quasiment deux fois plus que l'incidence de cette maladie dans le reste du pays (45 cas pour 100.000 habitants). Bénigne chez les enfants en bonne santé, la varicelle peut entraîner des complications graves chez les nourrissons les plus fragiles et chez les femmes enceintes.D'un point de vue sanitaire, décidément, cet été 2010 en France n'est pas une longue saison tranquille. Tandis que des Parisiens sont couverts de boutons, à Marseille, c'est une autre alerte qui, il y a peu, a été lancée par le ministère de la Santé. A propos d'une maladie qui, il y a quelques étés déjà, avait défrayé la chronique dans la capitale notamment (relire ici ou là): le chikungunya. Alerte a été donnée car, pour la première fois, le fameux moustique tigre, qui propage cette maladie, a été repéré en plein coeur de la cité phocéenne. Même si, dans le Midi, on est encore loin du stade de l'épidémie, rappelons qu'en 2005 et en 2006 dans l'île française de La Réunion (océan indien), le chikungunya avait frappé plus de 250.000 personnes, dont quelque 250 en étaient décédées.
On y repensait pas plus tard que l'autre soir sur le quai d'une station de métro, nous réjouissant d'être à Paris et non à Saint-Denis (Saint-Denis de La Réunion, pas le Saint-Denis de la banlieue Nord de Paris). En effet, en quelques minutes à peine, on a été piqué plusieurs fois par les moustiques – qui visiblement pullulent cet été dans le réseau de la RATP, sans doute vu la météo torride dont a bénéficié Paris jusqu'à récemment.
11:33 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : santé, paris, métro



