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28.09.2010

Une agitation (encore)

cabinetéléphoniqueàParis.jpgVent de panique hier après-midi à la gare Saint-Lazare. Pendant une heure, elle a dû être évacuée et le trafic ferroviaire être interrompu, alors que les métros n’ont pas marqué l’arrêt à la station du même nom. En cause, une (fausse) alerte à la bombe. Ces derniers jours, d’identiques alertes avaient déjà frappé la tour Eiffel, le Champ de Mars voisin, la gare RER Saint-Michel ainsi qu’une voie de TGV en banlieue parisienne, où un simulacre de bombe artisanale avait été découvert sur les voies.

C’est sans doute inévitable dans ce genre de période: de sombres crétins en profitent pour faire des canulars téléphoniques. Ce faisant, non seulement ils causent d’inutiles frayeurs aux gens et distraient pour rien les forces de l’ordre, mais en plus ils encourent de lourdes sanctions. En France, le code pénal punit de deux ans de prison le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire à un attentat ou à un sinistre de nature à provoquer l'intervention inutile des secours. Cette peine d’emprisonnement se double d’une amende de 30.000 euros. Montant qui n’inclut évidemment pas les dommages et intérêts faramineux que sont en droit de réclamer tant la police et les secours (pour les frais inutilement occasionnés) que les sociétés de transport visées (pour la perte d’exploitation due à l’interruption du trafic causée par le canular).

En région parisienne, les fausses alertes au colis suspect ou consécutives à des appels téléphoniques malveillants sont fréquentes, y compris en dehors des périodes d’alerte antiterroriste. Ainsi, a précisé l’autre jour la préfecture de police de Paris, rien qu’en 2009, son laboratoire central a dû intervenir à… 1467 reprises dans la capitale pour des colis suspects. Et, ce week-end, les autorités ont révélé que, rien que depuis la mi-septembre à Paris, «90 colis suspects ont été identifiés et traités, soit deux fois plus qu’en période normale». Au total, précisait hier le grand patron de la SNCF, Guillaume Pépy, 2500 cheminots affectés à la sécurité ferroviaire sont actuellement sur les dents dans l’ensemble du pays: traquant sans relâche valises non-étiquetées, bagages abandonnés ou autres objets potentiellement piégés.

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