Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

24/02/2011

Une découverte, ou pas

gouttes-de-rosee-sur-les-feuilles_497.jpgAujourd'hui, parlons un peu des merveilles de la recherche française. Et d'un sujet moins sinistre que ceux des jours précédents – cela ne pourra pas faire de mal. Un sujet néanmoins assez existentiel: peut-on... se passer de sexe?

Peut-on se passer de sexe... quand on est une plante, précisons illico, au risque d'en décevoir certain(e)s. «Les plantes peuvent-elles se passer de sexe?», c'est, en effet, la question que se sont posée des chercheurs de l'Institut français de recherche agronomique (INRA) – on connaît des thésards qui, en ce moment, passent leurs nuits à faire des recherches sur des sujets moins libidineux. Un communiqué de l'INRA, pas peu fier, l'a annoncé hier: ces travaux sur la sexualité (ou l'a-sexualité, comme on veut) végétale viennent d'être publiés dans le prestigieux journal «Science». «Les plantes peuvent-elles se passer de sexe?», donc. Si on a bien compris, la réponse est oui. Certes, en règle générale, «la majorité des plantes, notamment des plantes cultivées, se reproduisent sexuellement». Mais, mais, mais... «certaines espèces produisent des graines différemment, par un processus asexué nommé apomixie. Les descendants ainsi produits sont des clones identiques à leur mère». Pas si anecdotique comme découverte, puisque «l'introduction de l'apomixie chez les plantes cultivées représenterait une révolution. Elle permettrait de multiplier à l'identique n'importe quelle plante intéressante sur le plan agronomique». Trop chouette, donc, l'apomixie.

Les lecteurs qui voudraient en savoir plus sur cette merveille du monde végétal liront cela ici. Les autres, qui auraient l'impression d'avoir perdu leur temps en lisant les lignes qui précèdent, peut-être s'en consoleront avec cette autre info que l'on a apprise hier, concernant cette fois la sexualité humaine.

Entendu sur une radio française, qui en faisait ses choux gras: «13 millions de dollars: c'est le prix de sexe.com, le domaine internet le plus cher du monde». Sur le podium des noms de domaine les plus onéreux, viennent ensuite vodka.com (3 millions de dollars) et pizza.com (2,6 millions). Comme concluait bien le confrère, «c'est beaucoup plus éclairant (sur le genre humain) qu'un long traité de sociologie». Et cela confirme que l'apomixie, pour l'heure en tout cas, est réservée au monde végétal, loin des trivialités du genre humain. Mais cela, assurément, ce n'est pas une découverte.

Commentaires

13 mds de dollars pour sexE.com..? Humm humm. Le franco (gallo) centrisme a t il encore frappé, Oncle Bernard ?

Écrit par : taolimor | 26/02/2011

Les commentaires sont fermés.