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12/05/2011

Une appli, ou l'autre

appli.jpgOn parlait avant-hier de l'appli iphone assez farce lancée par le Parti socialiste pour le trentième anniversaire de l'accession de François Mitterrand à l'Elysée, le 10 mai 1981. A Paris, depuis un petit temps déjà, deux autres applications pour smartphone, n'ayant elles rien de politique, suscitent un gros débat.

La première a été baptisée du doux nom de «Stop-pervenches». Ainsi que l'on surnomme en France les contractuel(le)s qui verbalisent les automobilistes mal stationnés. Cette appli permet de consulter et de signaler en temps réel la localisation de ces agents. Histoire de donner toutes les chances aux possesseurs de smartphones d'éviter d'être verbalisés. Pour maximiser ses chances d'éviter un PV, on peut même enregistrer le lieu où sa voiture est stationnée et recevoir sur son téléphone une alerte dès qu'une «pervenche» est dans le voisinage. Les syndicats de la préfecture de police ont dénoncé ce dispositif, et demandé au préfet de police d'intervenir. Selon la CFDT-Préfecture, «cela risque de se retourner doublement contre les agents. D'une part, cela va diminuer leur rendement de PV, et ils vont donc s'exposer à des sanctions disciplinaires de la part de leur hiérarchie. D'autre part, c'est vraiment donner un bâton pour se faire battre: cela ne peut qu'accroître l'agressivité des automobilistes verbalisés envers nos agents. Qui, déjà, dans leur travail quotidien, sont de plus en plus fréquemment confrontés à des atteintes à leur intégrité physique».

La deuxième appli controversée concerne les transports publics parisiens. Cette fois, il s'agissait d'une application Android permettant aux usagers de la RATP de diffuser, sur un site (baptisé «Incidents-RATP») ou via Twitter, les problèmes qu'ils rencontraient sur les lignes de métro, bus et RER. Le particulier à l'origine de cette initiative a été sommé par la RATP d'y mettre fin. La société de transports a avancé que des informations erronées pouvaient être diffusées par ce média. Et a invoqué la violation de ses droits de propriété intellectuelle qu'entraînerait l'utilisation du sigle RATP par quelqu'un d'extérieur à la société, n'ayant donc pas droit à ce faire. Mais rien que le buzz autour de cette réaction de la société de transports a eu pour effet de faire exploser le nombre d'utilisateurs de ce site. Qui, en une seule journée, est passé de 1800 à 4000 visites. Et, depuis, des applis mobile autrement dénommées ont pris le relais. Enfin, comme pour les «pervenches», certaines permettent de localiser la présence, dans le réseau, des équipes de contrôleurs chargés de verbaliser les usagers en défaut de titre de transport...

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