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19/05/2011

Un flux tendu

Le grand public ne s'en rend peut-être pas toujours compte, mais, en France comme ailleurs, quand l'actualité est vraiment très intense – et l'«l'affaire DSK» en fournit un bon exemple –, les médias travaillent souvent à flux extrêmement tendu. Du coup, parfois, la précipitation leur fait commettre des erreurs de béotien.

On se l'est redit à plusieurs reprises depuis dimanche. En voyant incorrectement orthographié le patronyme de Dominique Strauss-Kahn. Dans des légendes de photo ou sur le banc-titre à la télé par exemple, il devenait subitement Strauss-Khan. On jette d'autant moins la pierre à ces confrères que nous aussi, par le passé, il nous est arrivé une fois d'écrire Strauss-Khan dans un article. Désormais, on essaie de bien retenir: c'est Strauss-Kahn et Gengis Khan, Helmut Kohl et le khol cosmétique. Cela peut paraître complètement tartouille vu de l'extérieur, mais c'est typiquement le genre de piège dans lequel tombent les journalistes quand ils doivent boucler dans l'urgence et/ou quand ils commencent à être vraiment épuisés par l'actualité.

Toujours dans ce registre des erreurs journalistiques dues au rythme de travail à flux tendu dans les rédactions en périodes de crise, on a pu noter d'autres erreurs, ces dernières semaines. Ainsi, dans les médias, on a lu aussi bien Khadafi que Kadhafi. Et Libye était même parfois orthographié Lybie.

Des détails? Ces erreurs d'inattention ne doivent tout de même pas contribuer à la crédibilité du journalisme dans le grand public. Mais elles sont juste, bêtement, très humaines. Les journalistes ne sont pas (pas toujours, pas tout le temps, pas encore) des droïdes. 

Commentaires

Même problème et même constat pour la traductrice que je suis... hé non, on n'est pas des machines!

Écrit par : Morzette | 19/05/2011

ces erreurs, vos erreurs sont juste énervantes à lire.
votre métier est celui d'écrire sans faute.
en tous les cas pour moi lecteur faire de pareils erreurs c'est tout simplement être mauvais.

Écrit par : stef | 19/05/2011

Il me semble qu'à la fin de ce billet tout en excuses non formulées, vous eussiez pu remercier les services de ces précieux correcteurs dont la presse semble pourtant se délester avec vigueur depuis une décennie... et pourquoi pas prôner leur retour de manière massive, étant établi qu'une rédaction n'a pas uniquement pour objet de retitrer et de couper à la hache dans les articles fournis par journalistes et pigistes, mais également de fournir au lecteur un traitement de l'information exempt de ces erreurs toutes bêtes mais si désagréables au lecteur (qui, lui aussi, se met à douter de la bonne orthographe, un comble pour un lecteur de presse écrite) ?
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Note BDL
1000 fois d'accord avec vous.
D'autant plus que, dans le premier jet de cette note, lors de sa rédaction, on avait consacré deux phrases aux mérites des correcteurs. Passage qu'on avait fini par supprimer, par souci de ne pas être trop long - on craint souvent d'être trop long, dans ce blog...
Sans doute aurions-nous dû laisser cet hommage à ces petites mains (ceci dit sans mépris aucun) de la presse écrite, qui lui sont si utiles.
Votre remarque nous permet donc de les saluer, même tardivement

Écrit par : Moktarama (+noteBDL) | 19/05/2011

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