22.06.2011
Un bilan pas folichon
Reparlons un peu d'insécurité, au risque de passer pour obsédé par elle – on ne l'est pas: on n'a jamais eu le moindre problème en la matière depuis la dizaine d'années que l'on vit à Paris. Paris, où, pour autant, le bilan sécuritaire des autorités n'est pas plus folichon que celui concernant le reste du pays. Selon la préfecture, la délinquance dans la capitale est désormais en (légère) hausse (+1,2 %), alors que, depuis 2002, elle diminuait. C'est à cause de l'envolée des atteintes aux personnes (+9,2 %) et de l'explosion des vols avec violence sans arme à feu (+29 %).
Mais, s'empresse de nuancer la préfecture, «le taux d’élucidation est également en hausse: de 15,6% pour les vols avec violence sans arme à feu, de 14% pour les cambriolages, et de 38% les vols à la tire».
Mais, ajoute-t-elle aussi, cela commence à aller (un peu) mieux pour certains délits ayant beaucoup retenu l'attention des médias. Par exemple: les vols à l'arraché de téléphones – dont on a déjà pas mal parlé dans ce blog (relire ici, là ou là). Alors que, «sur les quatre premiers mois de l’année, plus de 84% des objets volés dans les transports en commun ont été des téléphones portables, plus de 2/3 de ceux-ci étant des smartphones, sur cette même période, les chiffres montrent une tendance nette à la baisse de ces vols». Les autorités y voient l'effet de la campagne de sensibilisation menée auprès du grand public. L'effet, aussi, d'une disposition de la dernière loi sécuritaire, votée en 2011. Elle impose aux opérateurs de téléphonie mobile de bloquer (*) plus rapidement qu'auparavant les téléphones portables déclarés volés. Les détrousseurs de smartphones auraient déjà intégré cette rapidité accrue de réaction.
Chaque Parisien jugera si ces deux nuances compensent, ou pas, ce bilan statistique globalement pas folichon.
(*) Blocage grâce – si vous l'ignoriez encore – à la communication aux autorités, par la victime du vol, du numéro IMEI du portable qui lui a été dérobé. Ce numéro apparaît sur l'écran du téléphone après avoir composé le *#06# sur le clavier.
11:31 Publié dans Dans les coulisses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, police, paris, technologies




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