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27/06/2011

«Un racisme»

Cette phrase prononcée ce matin par une des rares femmes de pouvoir en France, Laurence Parisot, la n°1 du Medef, principale organisation patronale: «Le sexisme est un racisme, comme il existe un racisme contre les Noirs, les juifs ou les musulmans». Et de presser les femmes à enfin élever la voix contre ce beaufisme machiste encore si dominant en France – comme dans d'autres pays certainement aussi, mais pas moins en France qu'ailleurs – : «L’arme numéro un en France contre la parole des femmes, c’est toujours le discrédit. C’est à cause de cela que beaucoup (de femmes confrontées au sexisme) se taisent. Je leur dis: «N’ayez pas peur».

Pas moins en France qu'ailleurs, le sexisme? Dans cette même interview (ici) aussi percutante que pleine de bon sens, Laurence Parisot tente une piste d'explication: «Convaincus de la force des principes issus des droits de l’homme, les Français ont négligé l’égalité réelle entre les hommes et les femmes». On peut d'ailleurs remarquer combien est sexiste rien que l'expression «droits de l'homme» figurant dans cette phrase; ce n'est pas pour rien si, ces dernières années, les activistes lui préfèrent celle de «droits humains».

Cette anecdote aussi, racontée par Laurence Parisot: «Mon tout premier entretien, à ma grande surprise, ne s’est pas déroulé dans un bureau. Celui qui m’embauchait ce jour-là m’a dit: «Nous allons dîner ensemble». J’avoue, sur le coup, ne pas avoir compris. Le dîner a été assez difficile à gérer…» Et cette constatation qu'elle a tirée de son activité: «En tant que présidente du Medef, je suis amenée à travailler avec des ministres. Les relations de travail avec les ministres femmes sont presque toujours plus faciles et plus constructives qu’avec les ministres hommes. Les hommes instaurent plus volontiers des relations de domination».

Sans doute que, pour ne tout de même pas verser dans la caricature, le «Les hommes» de cette dernière phrase aurait-il pu/dû être remplacé par «Nombre d'hommes», ou quelque chose du genre. Mais on trouve largement excusable cette généralisation un peu abusive, puisqu'elle renvoie à un comportement qui, à l'évidence, est encore très largement répandu chez les hommes. Voire, qui est majoritaire chez eux? On laissera chacun(e) juger.

Commentaires

Et ce racisme qui stigmatise les filles à papa, papa qui leur a acheté sur étagère un institut de sondage pour faire mumuse entre le Paris des beaux quartiers et la plage privée de St Barth ? Personne n'en cause !

Écrit par : CP | 27/06/2011

...Et en se replongeant dans la collection du « Canard Enchaîné » (de ce début de siècle), on retrouvera un épisode peu glorieux narrant les errements ancillaires (Et Magouillesques) de Lolo, prouvant que femme ou homme, un patron reste un patron, pour un homme ou une femme !

Écrit par : cp | 27/06/2011

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