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28/06/2011

Une scène d'été

fontaine.jpgC'était hier en début d'après-midi, sur le terre-plein central du boulevard Richard Lenoir, aux pieds du bureau, dans notre onzième arrondissement parisien. Au thermomètre, l'on frisait déjà la quarantaine de degrés à l'ombre. N'en pouvant plus, une demi-douzaine de gamines du quartier, 15 ans d'âge à première vue, venaient de prendre d'assaut quelques jets d'eau verticaux et s'y rafraîchissaient à grands cris. Leurs hurlements de joie, hystériques au point d'être cocasses, donnaient au quartier une atmosphère juvénile et estivale adorable. Aurait-on fermé les yeux qu'on se serait cru à la plage en plein mois d'août, et non plus au coeur d'un arrondissement si densément peuplé et rendu encore plus pollué que d'habitude par cette météo soudainement caniculaire.

Aurait-on fermé les yeux, ... mais ils avaient les yeux bien ouverts, en revanche, les mâles du quartier: jeunes et vieux qui, à ce moment, trônaient sur les bancs publics aux alentours de ladite scène aquatique. Ils ne perdaient pas une miette du spectacle de ces ondines aux silhouettes rendues bien apparentes par les jets d'eau collant leurs vêtements à leur peau.

Autant on a trouvé charmante l'insouciance de ces ébats aquatiques, autant on a été gêné par l'insistance de ces regards masculins..

Cela nous a refait penser à ce grand classique des étés et des campings français que sont les concours «Miss t-shirt mouillé», etc. Qui, puisqu'on parlait hier du sexisme dans ce pays, nous ont toujours paru le sommet du machisme beauf le plus primaire  –  si tant est qu'un machisme beauf puisse ne pas être primaire.

Mais ce n'est que notre humble avis.

11:22 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : météo, paris, femmes

Commentaires

La concupiscence, c’est les autres…

« Nous avons d'l'argent tous les deux. Toi, tu représentes le patronat, moi le capitalisme... Nous votons à droite. Toi, c'est pour préserver la famille, moi, c'est pour écraser l'ouvrier... Dix couples chez toi, c'est une réception... chez moi, c't une partouze !... Et l'lendemain, si nous avons des boutons, toi, c'est le homard, moi, c'est la vérole ! »

(« Les Grandes Familles », de Denys de la Patellière, et de Michel Audiard
d'après le livre de Maurice Druon)

Écrit par : CP | 28/06/2011

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