Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

05/07/2011

Un menu toujours aussi débattu

Gros embarras, hier soir sur une radio. A l'issue d'une interview assez ronron, un lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadélis, était soudain titillé par des auditeurs-internautes, là de manière un peu plus musclée, sur... les fameuses pâtes aux truffes dégustées ce week-end par son mentor – ce dont on parlait hier. «Il avait faim...», répliqua-t-il, d'une petite voix. «Oui mais quand même: des truffes!», insistait en substance un deuxième auditeur. «C'est bien, les pâtes: ce sont des sucres lents, cela donne de l'énergie», poursuivait le strauss-khanien. «Donc, après la gauche-caviar, la gauche-truffe?», assénait un troisième auditeur. «Dominique dînait avec un ami qui avait les moyens de lui payer cela», botta en touche le lieutenant de DSK. Qui, sans doute, avec de tels arguments, n'aura convaincu que ceux qui l'étaient déjà.

Autre réflexion sur le même sujet gastronomico-politique, hier encore: celle de Jérôme Fourquet, directeur adjoint de l'institut de sondages Ifop. A ses yeux, le rapport de DSK à l'argent peut vraiment, politiquement, être «problématique, surtout pour un possible candidat de la gauche». Car «on a en France un rapport ambigu à l'argent et à la réussite sociale; c'est notre vieux fond catholique et révolutionnaire». Et car «on a vu que DSK avait des moyens financiers qui n'ont rien à voir avec ceux des Français moyens». Et le sondeur de s'effarer: «Ses ennuis avaient commencé avec la Porsche et le prix de ses costumes. Et voilà qu'à peine sorti, il recommence: ses premiers pas de liberté sont pour aller manger des pâtes aux truffes à 100$ l'assiette! S'il revient en politique, la question de son train de vie sera l'une des grilles de lecture (de sa popularité)».

C'est aussi cette sortie si médiatisée du couple Strauss-Kahn-Sinclair dans l'Upper East Side qui a été invoquée, hier toujours, par Tristane Banon. Ce mardi, cette jeune femme poursuit DSK devant la justice française, pour tentative de viol en 2003. «Voir Strauss-Kahn libéré puis aussitôt dîner dans un restaurant de luxe entre amis, ça me rend malade», a-t-elle déclaré hier.

L'addition, là, pour DSK, pourrait être vraiment salée, voire indigeste. Si d'aventure il était jugé aux assises puis reconnu coupable et condamné, c'est carrément de... 15 ans de prison qu'il pourrait écoper.

Commentaires

«Dominique dînait avec un ami qui avait les moyens de lui payer cela»

Tiens, DSK comme Sarko ne fréquente que des "amis" qui payent pour lui?
Un peu radin le miliardaire priapique, malgré sa fortune et ses revenus démentiels.
Cambadélis pourrait-il nous donner le nom de cet "ami" sans doute très intéressé par le résultat de la future présidentielle?

Écrit par : GDB | 05/07/2011

il ne sera pas condamné. On peut prendre les paris.

Écrit par : Le Parisien Liberal | 05/07/2011

Non, mais dites...

J'aime pas Strauss-Kahn, mais on pourrait l'attaquer sur autre chose que des truffes, non ? La politique du FMI, par exemple...
Franchement, si je sortais de prison (ou assimilés), je ne fêterais pas ça aux sardines à l'huile (même si je n'ai pas de sous).

Écrit par : lambertine | 10/07/2011

Les commentaires sont fermés.