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07/07/2011

Une (si bruyante) préparation

C'était hier, en début d'après-midi. Subitement, c'était le vacarme dans notre quartier Bastille. Le tapage semblant venir d'en haut, on levait les yeux au ciel. Et là, on n'en revenait pas.

Etait en train de nous survoler, à très basse altitude, un avion de ligne. Serré de très près, sur ses flancs, par deux avions de chasse. Etrange. Une alerte de sécurité à bord d'un vol à l'approche de Roissy ou d'Orly, alerte qui aurait nécessité l'intervention de l'armée de l'air? On n'y croyait pas trop, mais on se hâtait toute de même vers le bureau. Pour aller vérifier sur les dépêches d'agence de presse et les télés d'info continue que rien de grave ne s'était produit depuis ces dix minutes où, tentant une rarrissime pause-déjeuner, on s'était autorisé à interrompre le suivi en permanence et en temps réel de l'actualité.

Mais à peine avait-on fait trois pas que, dans le ciel, surgissait cette fois un énorme avion-radar de type Awacs, avec une espèce de grand plateau le surmontant. Puis, toujours dans un vacarme inouï, une escadrille de chasseurs, de gros avions cargo, des jets à nouveau, etc., etc. On comprenait alors. A une semaine du 14 juillet, c'était sans doute une sorte de répétition pour le grand défilé militaire sur les Champs.

Deux heures plus tôt, dans la Ville lumière, avait déjà retenti le hurlement, si lugubre, de toutes les sirènes d'alerte de la sécurité civile. Pas à cause d'une alerte, mais parce que, à Paris chaque premier mercredi du mois, à midi pile, ces sirènes sont actionnées à deux (interminables) reprises, pour que leur bon fonctionnement puisse être vérifié.

Les avions partis, le calme revenu dans le ciel azur de Paris, on poursuivait notre chemin. Se disant tout de même que ce boucan infernal, si belliqueusement connoté, ne conférait pas précisément à la capitale cette ambiance légère, insouciante et décontractée qui est le propre de la période estivale.

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