15.07.2011
Un avertissement (cocasse)
Ils sont cocasses, décidément, les communiqués de la préfecture de police de Paris, en ce moment. Un des derniers en date s'adresse rien de moins qu'aux Parisien(nes) qui voudraient singer Anita Ekberg en train de s'ébattre dans la fontaine de Trevi à Rome, dans «La Dolce Vita» de Felini.
Dixit la préfecture, donc: «Si un coup de chaud vous guette et que l’eau d’une fontaine vous tente, cherchez un autre endroit pour vous rafraîchir: la baignade y est interdite. Il en va de même pour les lacs, étangs, pièces d’eau, rivières, canaux. A 38 euros l’amende, l’option piscine sera moins salée...»
Si l'on peut se permettre, c'est de la vaste blague, cet avertissement policier. Et triplement.
Un: depuis des lustres dans la capitale française, dès que le thermomètre frise les 40 degrés, des Parisien(ne)s par centaines, de tous âges, prennent joyeusement d'assaut les fontaines pour s'y rafraîchir. Que l'on sache, ces innocentes ablutions n'ont jamais donné lieu au moindre procès-verbal.
Deux: on s'en souvient comme si c'était hier, de ce mémorable soir de juillet 98 où des dizaines de supporters de foot hystérisés avaient fêté à moitié nus, dans les fontaines de la place de l'Hotel de Ville (où le match venait d'être retransmis sur écran géant), la victoire des Bleus au Mondial. A l'époque, les pandores, présents en masse rue de Rivoli, s'étaient contentés d'observer ce spectacle en souriant.
Trois: plus récemment, deux jeunes filles ont batifolé en toute impunité dans une célèbre fontaine de Paris. Leurs ébats ont même été immortalisés, et les clichés attestant de leur infraction ont fait le tour du monde, par panneaux publicitaires interposés. C'était une pub pour une marque française de sac à mains très chers. Alice Taglioni et Laure Manaudou, sacoches au bras, y faisaient les folles dans une fontaine. A «5h du matin, place de la Concorde», précisaient, en légende de la photo, les affiches publicitaires. Il n'a jamais été dit que la préfecture avait infligé 38 euros d'amende à l'actrice et à l'ex-championne de natation. Ni que les deux naïades avaient été placées en garde à vue. Mais cela nous a peut-être échappé.
11:19 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : police, paris, art de vivre, personnalités, publicité




Commentaires
il n'y avait pas de pv à l'époque de la démocratie mais maintenant.........
Écrit par : michel | 15.07.2011
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