12.09.2011
Un progrès à faire
Retour à Paris, donc. Au risque de passer pour irrémédiablement teigneux, la première impression qu'on a eue de la France, il y a quelques jours en y posant à nouveau le pied, n'était franchement pas terrible. On s'est dit que ce pays avait décidément encore des progrès à faire en ce qui concerne l'accueil des visiteurs étrangers.
On débarquait à Roissy aux alentours de 4h15 du matin. Si vous n'avez jamais fait l'expérience, on vous l'assure: Charles de Gaulle à cette heure, c'est loin d'être techno-bling comme Orly désormais – si d'aventure le dernier gadget qui y a été inauguré cet été vous a échappé, c'est ici. Couloirs déserts, lugubres à force d'être si peu éclairés, escalators chaotiques, poubelles qui débordent, toilettes à la propreté perfectible, absence de tout personnel pour renseigner les nouveaux arrivants, fonctionnement laborieux des billetteries automatiques de la gare RER, et ces RER passablement crasseux: cela donnait assez envie de redécoller illico vers d'autres contrées.
Cela dit, 84% des usagers de CDG, paraît-il, sont satisfaits de cet aéroport. C'est ce qu'a affirmé un sondage, cet été. Les clients apprécieraient notamment le système de contrôle des bagages à mains: «organisation de la file d’attente, durée de l’attente, accueil du personnel, prévenance, sentiment de sécurité». Dans le même registre, mercredi en Conseil des ministres, le gouvernement Fillon s'est félicité du fonctionnement, à Roissy, du passage au contrôle transfrontière: «La proportion des passagers attendant moins de 15 minutes à ce contrôle est passée de 58% en septembre 2010 à 94% en mai 2011».
Peut-être. Ce qu'on n'a pas encore bien compris, en revanche, c'est l'intérêt du système d'enregistrement appliqué depuis un petit temps, à Roissy comme ailleurs, par des compagnies aériennes comme Air France.
Avant, les passagers ne faisaient qu'une fois la queue: pour accéder au comptoir qui, dans le même temps, à la fois prenait en charge leur bagage et délivrait la carte d'embarquement. A présent, on la fait deux fois, la queue. D'abord pour accéder à une borne électronique délivrant la carte d'embarquement. Ensuite pour déposer le bagage au comptoir ad hoc. Où donc est le progrès?
Air France aurait-elle eu des remarques de passagers mécontents? En tout cas, elle la ramène moins qu'avant, à propos de ce système d'enregistrement. Jusqu'à il y a peu, elle utilisait l'appellation «Dépose bagages minute». Ce qui est curieux, quand, vu la foule, on doit poireauter des dizaines de minutes pour effectivement déposer son bagage. A présent, a-t-on vu cet été, on ne parle plus à Roissy que de «Dépose bagages». Cela ne règle pas le problème, mais c'est déjà plus réaliste.
10:49 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tourisme, transports, art de vivre




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