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04/11/2011

Une violence quotidienne

femmes,activismeDemain à Bastille, s'élancera une grande marche «contre les violences faites aux femmes». «Au pays des droits de l’Homme, où sont les droits des Femmes?», interroge le manifeste signé par les nombreuses associations appelant à cette manifestation. L'initiative n'est pas sans lien avec les pénibles scandales ayant défrayé la chronique, ces derniers mois. Car ces «affaires récentes impliquant des hommes politiques ont mis en évidence un déni profond des violences faites aux femmes. Les insultes sexistes, les propos méprisants ont fusé et occupé écrans et colonnes de journaux. A l’heure actuelle, la confusion est grande entre libertinage et violence sexuelle, entre drague et harcèlement sexuel, entre relation sexuelle et viol».

Loin de l'hyper-médiatisation de ces affaires, «les violences envers les femmes sont quotidiennes» en France également, rappellent les organisateurs de la manifestation.

«C'est la main aux fesses dans le métro et les sifflets méprisants dans la rue. C'est la fille obligée de s’habiller en jogging pour avoir la paix. C'est la femme qui rentre à 2 heures du matin et regarde sans cesse derrière elle pour voir si personne ne la suit. Ce sont les coups, injures, insultes, menaces, humiliations, viols par le conjoint. C'est la copine, au travail, harcelée constamment par son chef qui veut la faire «passer à la casserole». C'est la lesbienne qui est violée pour lui apprendre ce qu’est «un homme, un vrai». C’est la voisine qu’on entend crier et pour laquelle on hésite encore à appeler les flics. C'est la femme qui n’a jamais pu dire que son père l’a violée dans sa jeunesse et que cela a fichu sa vie en l’air». Pour ne citer que ces exemples. 

femmes,activismeDemain, les marcheuses et, espérons-le, marcheurs battront le pavé parisien pour réclamer «des campagnes d’information et de sensibilisation pérennes auprès de tous les publics», «la mise en place d’une véritable éducation non sexiste à tous les niveaux de l’éducation nationale», l'octroi du statut de réfugié «pour toute femme demandant l’asile parce que victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes», ou encore «une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes en danger».

Les manifestant(e)s achèveront leur marche aux environs de Matignon, et ont sollicité un rendez-vous avec François Fillon.

On est curieux de voir si le Premier ministre prendra la peine d'interrompre son week-end, pour cette occasion.

11:47 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femmes, activisme

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