08.11.2011
Une rapacité
Parfois – souvent? –, l'homme est décidément un loup pour l'homme. Ou un requin, ou une hyène, comme on veut. Il s'acharne sur lui y compris quand il est au plus bas, quand il est à terre. C'est ce qu'on s'est dit la semaine dernière. Comme chacun sait, c'était la semaine de la Toussaint, et une étude très d'actualité a confirmé la rapacité de certaines pratiques commerciales, au détriment de clients pourtant déjà particulièrement fragiles, et donc vulnérables.
Cela concerne le secteur des pompes funèbres. Selon l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, nombre de professionnels funéraires en France ne respectent pas leurs obligations légales. Ainsi, «plus de six mois après l’entrée en vigueur de l’arrêté fixant un modèle de devis obligatoire, dans 18% des cas, nos enquêteurs sont repartis sans le moindre devis! Pire, seuls 3% des devis récoltés respectent les modèles de devis obligatoires, et 39% s’en rapprochent sans être conformes pour autant». Or, bien évidemment, «sans modèle de devis universel, il est impossible pour les familles endeuillées de comparer les services fournis par différents opérateurs funéraires».
Cette opacité est «un terreau fertile pour renchérir les prestations». Et elle est d'autant plus malvenue que, sur le terrain, le coût d'obsèques peut considérablement varier. Selon cette enquête, hors caveau et concession, ce coût «s’établit à 3098 euros en moyenne. Mais d’un opérateur à l’autre, pour une demande similaire, la facture totale peut considérablement varier: de 1300 euros pour le plus économique à plus de 6101 euros pour le plus onéreux». Un «grand écart tarifaire» qui est notamment dû à la surfacturation, par les sociétés de pompes funèbres, des démarches et formalités administratives, qui sont pourtant des opérations standardisées.
L'Office de la répression des fraudes est donc prié de se bouger: de multiplier ses contrôles et de sanctionner les contrevenants. D'autant qu'on est évidemment là dans le secteur commercial par excellence où l'on peut parler de clients captifs, l'enterrement étant une transaction à laquelle, le moment venu, on ne peut échapper – à l'inverse de la plupart des autres dépenses de la vie courante.
11:35 Publié dans Dans le viseur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : social, economie




Commentaires
AAAH !
Les pompes funèbres, ils en profitent bien de leur cible captive !
Ils savent vous faire prouver votre amour du défunt à coup de cercueil en chêne massif à poignées 18 carats !
Vous l'aimiez votre grand mère?
Prouvez le lui avec des draps de soie et plein d'accessoires divers, variés et surtout, très onéreux...
Et profitant de vos sanglots, il vous font signer d'énoooooooormes devis !
Les pompes funèbres savent surfer sur les lookbooks, elles
"fashionistent" les obsèques, mieux, elle les "décoïstent".
Dans le genre, on a trouvé plus joli et beaucoup moins cher: les cercueils en carton recyclable et tout fleuris, avec des coquelicots... et tout un tas d'autres modèles printaniers.
Il parait que les grande griffes de la Mode pompefunériale sont fumaces.
Bien fait !
AAH!
Écrit par : Hipstagazine.com | 11.11.2011
PS Ce commentaire est bourré de fautes.
Avec toutes nos excuses (en ce moment, c'est les 4X8).
Certes, nous ne sommes que des Hipstarions mais par exemple, nous savons que les pompes funèbres se conjuguent au féminin et se déclinent dans la rapacité, l'avidité et la sordiditude* !
Nous avons un HipstaGrévisse et un HipstaBescherelles...
* On vient de l'Hipstinventer pour vous.
Écrit par : Hipstagazine.com | 11.11.2011
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