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14.12.2011

Une disgrâce

Depuis hier, Renaud Donnedieu de Vabres est donc devenu la première personnalité politique arrêtée puis placée en garde à vue et déférée dans le scandale politico-financier dit du «Karachigate». Si vous n'aviez pas suivi cela, il s'agit de soupçons de financement politique illicite de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995 – via des commissions occultes versées en marge de la vente de sous-marins français au Pakistan, en 1994.

Ce n'est pas n'importe qui, ce Donnedieu: ex-UDF puis UMP, il fut ministre aux Affaires européennes en 2002, puis ministre de la Culture et de la Communication entre 2004 et 2007. Ce mercredi, il n'en sera probablement pas moins, comme le premier quidam venu, mis en examen.

Si on l'évoque aujourd'hui dans ce blog, ce n'est pas pour ses démêlés judiciaires. C'est pour rappeler le sens de l'humour qui était le sien, à l'occasion. Ainsi, il eut l'insigne honneur d'être nominé à la dernière édition du Prix «Humour et Politique», décerné chaque année par le Press Club de France.

La petite phrase savoureuse qui lui valut cette nomination dit à merveille, trouve-t-on, la disgrâce qui est celle de ces ministres remerciés à l'occasion de remaniements, ces éminences qui, du jour au lendemain, perdent tout: dégringolent des ors et honneurs des palais nationaux à... plus rien. Dixit ce Renaud Donnedieu de Vabres, donc, cela donnait ceci: «Passer de ministre à promeneur de son chien suppose un énorme travail sur soi-même».

On ne sait si, pour autant, l'intéressé a pris avec humour la nuit qu'il vient de passer au cachot – enfin, en garde à vue, mais cela revient à peu près au même.

Commentaires

Il est arrivé que la presse mentionne dans la rubrique pipeule que ce monsieur passe ses vacances en Corse dans une résidence qu'il partage en tout bien tout honneur avec la star du week-end de TF1, Claire Chazal.

On aurait un peu rigoler de voir icelle annoncer la garde à vue de son colocataire estival, voir sa mise en examen, samedi-dimanche, avec le talent de pro de la dame, sans ciller...

(Euuuuh, et la villa insulaire, payée ou louée avec quel argent ? Claire, on est avec toi ! Comme dirait Drucker...)

Écrit par : cp | 14.12.2011

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