20/12/2011
Un exotisme, parfois dramatique
On parlait hier de la délinquance liée aux salles de jeu clandestines fréquentées par la communauté chinoise, dans notre onzième arrondissement de Paris. Cela nous a rappelé que notre quartier, il y a quelques années, avait été secoué par un fait divers qui, à l'époque, avait créé une certaine agitation parmi la population (relire ici).
C'était au printemps 2006, dans le quartier dit Popincourt. En pleine journée, une fusillade mortelle avait éclaté dans un salon de thé chinois, baptisé "La Lanterne Rouge". Le patron de l'établissement, touché par plusieurs balles tirées en pleine poitrine, y avait perdu la vie. Un client du salon de thé avait été grièvement blessé. Tous deux étaient originaires de la province chinoise de Wenhzou. A l'époque, les autorités avaient évoqué une expédition punitive, menée dans le cadre d'un règlement de comptes portant sur le partage des recettes réalisées par l'établissement. Qui, en fait, n'était pas été un salon de thé mais une salle de jeux clandestine.
Exotique et dépaysant pour le Parisien moyen, qui ne le pénètre que très rarement, cet univers des tripots chinois est donc aussi, parfois, le théâtre d'événements tragiques – outre les situations de surendettement dramatiques que décrivait la préfecture de police la semaine dernière, dans son compte-rendu du coup de filet qu'elle a opéré dans ce milieu si secret et particulier.
10:55 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, etrangers, sécurité




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