13/02/2012
Une rage
Ca ne faisait pas Athènes – nulle trace, ici, de bris de vitres, de mise à sac, et/ou d'incendie. Mais c'était assez saisissant. La mine, ce week-end, de cette banque du boulevard Beaumarchais, dans notre onzième arrondissement. Sur sa devanture, avait été barbouillé un «VOLEUR» énorme: éclatant de rage, en lettres capitales et peinture fluo criarde.
Ladite banque fait partie des trois établissements français qui, il y a peu, ont été dégradés par les agences internationales de notation, pour êtres mouillés dans les dettes souveraines de pays européens frisant la faillite. Et, lors de la grande crise bancaire mondiale, cette banque, comme d'autres, avait abondamment bénéficié du plan gouvernemental de soutien au secteur.
A l'époque, déjà, à Paris comme en banlieue, on avait vu nombre d'agences bancaires –de cette enseigne et d'autres – maculées de slogans rageurs du même acabit.
Rien ne changerait, donc.
11:32 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, international, activisme, paris




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