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19/10/2012

Un air de pissotière

paris,propreté,police,art de vivreVision fréquente s'il en est, dans Paris: des gens en train de se soulager en pleine rue, au vu et au su de tout le monde. Ce matin encore, boulevard Richard Lenoir, dans notre onzième arrondissement, un petit vieux urinait, l'air à peine gêné, contre la haie séparant le trottoir de l'espace vert occupant le terre-plein central. Et, évidemment, passée une certaine heure – en fin de soirée, quand les bistrots viennent de fermer –, le phénomène prend encore plus d'ampleur. Derrière un arbre (au mieux), entre deux voitures (souvent), dans l'anfractuosité d'une porte cochère (pas rarement), ils (et elles) sont alors innombrables à donner l'impression de considérer Paris comme une pissotière à ciel ouvert. Cela commence visiblement à énerver les autorités.

Depuis janvier, très précisément 627 personnes ont été verbalisées pour avoir uriné en rue à Paris. C'est le chiffre qu'a pris la peine de communiquer la préfecture de police de la capitale, l'autre jour.

Ces contrevenants ont dû s'aquitter d'une amende forfaitaire de 35€: le montant de la contravention de deuxième classe qui punit «les mictions sur la voie publique», comme l'on appelle cela en jargon administratif. Elles relèvent, en effet, de l’article R632-1 du Code pénal. Qui punit «le fait de déposer, d'abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public ou privé, à l'exception des emplacements désignés à cet effet par l'autorité administrative compétente, des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu'il soit, y compris en urinant sur la voie publique, si ces faits ne sont pas accomplis par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation».

L'an dernier, dans la capitale française, plus d'un millier (1 015) d'auteurs de ces mictions ont été verbalisés.

Au vu de la puanteur qui continue d'émaner de tant de recoins de la «Ville lumière» (sans parler des odeurs régnant dans certains couloirs et quais de stations de métro...), les pandores ont encore, devant eux, une marge de progression possible.

Commentaires

Quand vous écrivez des "gens", des "personnes", des "contrevenants", vous voulez dire des "hommes" ?

(réponse BDL
On imagine que, oui, le plus souvent, ce sont des hommes. Mais le phénomène ne doit tout de même pas être toujours et à 100% masculin.
Pour preuve l'autre soir, assez tardivement il est vrai, cheminant vers la maison en passant par hasard devant un bar-boîte du Marais, on a vu une fille en sortir et, hop hop, avant d'enfourcher sa moto, ni vu ni connu,... soulever sa jupe et se soulager dans le caniveau. On avait l'air plus embarrassé qu'elle d'être là, à ce moment-là, ahlalaaa...)

Écrit par : GoldenRun (+réponse BDL) | 20/10/2012

Il existe vraiment un panneau d'interdiction comme sur la photo???
Et qu'en est-il des chiens (nos amis à quatre pattes, pas les journalistes "mordants"), eux aussi responsables de "mictions" à la place même de celles du chien précédent et du toutou suivant... :-)
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Non, non, chère Morzette: le panneau d'interdiction figurant en illu ne fait pas partie de la signalisation officielle hexagonale. La photo a l'air d'avoir été prise dans une ville d'un pays à l'étranger - mais on trouvait qu'elle illustrait tout de même bien le sujet.

Quant aux pollutions canines, on ignore assez ce qu'il en est des mictions. En revanche, on a pu constater, depuis un petit temps déjà, que le tour de vis des autorités concernant les déjections commence à produire ses effets. On n'arpente pas encore les trottoirs de Paris nez au vent et tête en l'air: sans faire attention où l'on marche. Mais on voit tout de même de plus en plus de propriétaires de chiens prendre la peine de se baisser et de ramasser.
La moindre des choses.

Écrit par : Morzette (+réponse BDL) | 31/10/2012

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