Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

18/01/2013

Un symbole, bien malgré lui

Armée, Défense, InternationalServal. C’est sans doute le mot que les Français ont le plus entendu prononcé cette semaine, et dont la plupart ne connaissaient même pas l’existence auparavant. Serval: le nom de code qui, vendredi dernier, à cette heure, a été choisi par les autorités françaises, pour l’opération militaire au Mali. Une fois n’est pas coutume, on a échappé aux dénominations ouvertement belliqueuses, du style «Plomb Durci», «Liberté immuable», ou «Tempête du désert».

 

Si par extraordinaire l’info vous avait échappé au cours de la semaine, le serval est un petit animal vivant dans le désert. On s’est un peu renseigné sur lui (, notamment), pensant à tous ceux qui, ultra-urbains comme nous, ont une culture générale animalière à peu près limitée au pigeon, au caniche ou à la souris. Cela nous transporte, certes, très loin de Paris, l’objet de ce blog. Mais cela nous donne une touche d’exotisme pas désagréable, en ces temps de froidure extrême.

 

Le serval est donc un félin africain, de taille moyenne: le modèle réduit du guépard, en somme. Dans la famille des félins, c’est celui qui a les pattes et les oreilles les plus longues. Ce qui lui permet, dans la savane où il évolue, de repérer facilement ses proies, et donc d’être un bon chasseur. Il peut atteindre des pointes de vitesse allant jusqu’à 80km/h. Pour observer un serval, même pas besoin d’aller jusqu’en Afrique: il y en a, paraît-il, au parc animalier de Thoiry.

 

Aussitôt ce nom de code choisi par l’armée française, la presse pro-gouvernementale algérienne a souligné que le serval était un animal pouvant «uriner 30 fois par heure, pour marquer son territoire». La mise en lumière de cette particularité en dit long, sans doute, sur l’impopularité de l’opération militaire française, dans certains milieux proches du pouvoir algérien.

Les commentaires sont fermés.