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22/01/2013

Un grand classique, à Paris aussi

Paris, Economie, Energie, Art de vivre, MétéoUn grand classique de l'hiver, n'en déplaise aux partisans du tout-nucléaire – dans le deuxième pays le plus nucléarisé au monde qu'est la France. Quand les températures plongent, la consommation d'électricité s'envole, et le réseau en vient à vaciller. Cela vaut aussi, parfois, pour Paris

Ainsi, hier, dans notre bon vieux quartier du onzième arrondissement, les premiers signes de faiblesse du réseau ont commencé à se manifester en début de soirée: des lumières à l'intensité par moments vacillante à partir de 19h30, soit à l'heure où les Parisiens commencent à rentrer du boulot et, arrivés chez eux, rallument le chauffage. Cela a continué comme cela pendant un petit temps. Jusqu'au grand noir, vers 20h15. C'est à ce moment que l'on mesure les joies du tout-électrique français: plus d'éclairage ni de chauffage ni le moindre appareil qui fonctionne, bien sûr, mais aussi plus d'eau chaude et y compris plus de digicode pour entrer ou sortir de chez soi – bref, plus rien. Il a fallu attendre plus d'une heure avant que le courant soit rétabli.

En province, l'hiver, à peu près à chaque grosse chute de neige ou à chaque coup de vent un peu important, des milliers de gens se retrouvent privés d'électricité, parfois même pendant des jours entiers. Rien d'inhabituel. Moins fréquent, en revanche, est le fait qu'une partie de la capitale, en son hyper-centre en plus, se retrouve ainsi plongée dans le noir. Par des températures extérieures qui, si elles étaient fraîches, n'étaient tout de même pas non plus exceptionnelles pour la saison.

Qui sait cela jette-t-il un froid – au propre comme au figuré –, sur l'image de ce pays, censé être la cinquième puissance économique mondiale.

Commentaires

Il est vrai qu’en dehors de la France, les pannes électriques sont des phénomènes totalement inconnus. Par ailleurs, la mise en œuvre d'énergies fossiles pour se chauffer n'entraîne que bonheur et satiété ; et ce ne sont pas les cinq ou six milles hospitalisés pour cause d’asphyxie par an en France qui diront le contraire, ni les 300 ou 400 occis au monoxyde de carbone qui s’en plaindront. Ni ceux qui circulent quotidiennement entre les camions citernes qui livrent gaz ou fuel, modernes bombes à roulettes. Oui, c’est vrai, l’électricité, ce poison.

Écrit par : cp | 22/01/2013

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