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25/01/2013

Une «situation exceptionnelle»

Deuxième conséquence – après celle qu'on évoquait hier – du climat sécuritaire actuel, tendu, pour François Hollande. Il va désormais beaucoup moins la ramener, dans le registre du «Président normal», qui, comme tout le monde, prend le train plutôt que l'avion. C'est, en tout cas, ce que l'on entendait sur une radio, ce matin.

C'est donc en avion, et non en TGV, que l'homme de l'Elysée se rend à Lille, ce vendredi. La présidence assure (ici) qu'il ne s'agit que d'un changement ponctuel, motivé par une «situation exceptionnelle, qui nécessite de la souplesse», et non pas une doctrine nouvelle: «Dans un contexte de conflit international dans lequel sont engagées les troupes françaises, il est indispensable que le président de la République, chef des armées, puisse rentrer plus vite à Paris ou rester plus longtemps en déplacement, sans être dépendant des horaires d'un train».

On peut entendre l'argument. On peut aussi se dire qu'un Président prévoyant y aurait réfléchi à deux fois: avant, il y a neuf mois, d'en faire des tonnes médiatiques sur sa normalité alléguée, pas toujours forcément compatible avec les obligations liées à ses fonctions.

Commentaires

A part un souci de dénigrement systématique, on ne voit pas d’intérêt à ce commentaire vide de sens. Evidemment qu’avec un dispositif militaire en déploiement à l’extérieur, la donne change aussi en matière d’intendance. On n’est plus en mai 2012. C’est ça, la politique.

Écrit par : cp | 25/01/2013

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