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13/02/2013

Une «culture de mort»

Société, Police, Justice, Activisme«Je n'ai aucun doute, cette loi restera comme une des grandes lois de la République, parce qu'elle s’inscrit dans une longue lignée de réformes républicaines pour l’égalité et contre les discriminations». Hier, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a ainsi commenté le vote du «mariage gay» (en première lecture) par l'Assemblée. Pour mesurer le fossé qui sépare les partisans de ce texte de ses opposants, il suffit de se reporter à ce qui fut, le même jour quasiment à la même heure, le commentaire du «Collectif Famille Mariage» (ici). A savoir, «les défenseurs de la civilisation de la Vie doivent s’unir contre les tenants de la culture de mort».

Bigre, l'heure est donc si grave; ce texte a carrément un caractère mortifère – cela nous avait échappé.

Hier, ces opposants ont disputé une partie de bras de fer avec les autorités. Ils avaient prévu d'organiser un «vote symbolique» devant l'Assemblée, pour illustrer le référendum national qu'ils réclament, sur la question. Mais un arrêté préfectoral leur a interdit de se réunir. Raison invoquée par la préfecture: la présence d'un rassemblement de partisans de la réforme dans le même quartier faisait courir un risque de troubles à l'ordre public. Les anti-«mariage gay» ont alors recouru en référé contre cet arrêté, devant le tribunal administratif. Mais leur requête y a été rejetée. Aussi, c'est sur l'esplanade des Invalides qu'ils ont fini par se réunir, en soirée.

Pour fustiger notamment le «pseudo débat», ou «simulacre de débat», auquel, selon eux, cette réforme a donné lieu. Un argument que, pour le coup, on trouve vraiment très spécieux. Au vu, outre des dix jours non stop de discussions que l'Assemblée vient de lui consacrer, des centaines voire des milliers de reportages, d'analyses, de commentaires ou de témoignages que ce sujet de société a inspirés, dans tous les médias de France, ces derniers mois.

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